Prestations de travaux agricoles Des hausses de tarifs de « 8 à 15 % » selon les chantiers

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Confrontées à la hausse du prix du GNR et à celle du prix de l’acier, entraînant d’autres surcoûts et des contraintes organisationnelles, les entreprises de travaux agricoles « n’ont d’autre choix que d’augmenter le tarif de leurs prestations », annoncent les représentants de la FNEDT. « Une hausse de 8 à 15 % selon les chantiers et la quantité de carburant utilisée. »

avec la hausse du gnr et de l acier la fnedt contrainte d augmenter le tarif de ses prestations « Ces derniers mois, le prix du GNR a augmenté de 40 %, celui de l’acier a bondi de 80 % », explique le président de la FNEDT. (©Terre-net Média)

Selon les représentants de la FNEDT, les entreprises de travaux agricoles sont désormais contraintes, si elles ne l’ont pas déjà fait, d’augmenter les tarifs de leurs prestations aux agriculteurs, pour compenser la hausse des prix du GNR et de l’acier.

« Ces derniers mois, le prix du GNR a augmenté de 40 %. Celui de l’acier a bondi de 80 %, entraînant une hausse de 20 à 25 % du prix des matériels et des délais de livraison qui sont passés de 2-3 mois à 8-12 mois », a expliqué Gérard Napias, président de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires. « Ces augmentations pénalisent fortement la pérennité des entreprises. Nombreuses sont celles qui n’avaient pas encore souhaité augmenter leur tarif auprès de leurs clients. Elles sont désormais obligées de le faire. »

Selon les représentants des ETA et entreprises forestières, les hausses des tarifs de prestations aux agriculteurs, déjà appliquées par certaines sociétés du réseau ou qui le seront prochainement, sont « de l’ordre de 8 à 15 % » en fonction des chantiers et la consommation de carburant nécessaire à leur réalisation.

La hausse du GNR a particulièrement impacté les entreprises sur les deux derniers trimestre 2021, « la période de chantiers de récolte et de semis la plus gourmande en charges ». Pour y faire face et limiter la souffrance des trésoreries, la FNEDT a demandé à pouvoir bénéficier d’un remboursement anticipé de la TICPE dès janvier prochain. « Nous espérons que le gouvernement va nous entendre. »

Toujours « des milliers d’emplois » à pourvoir

Outre une conjoncture économique dégradée par la hausse des charges, les entreprises agricoles et forestières restent toujours confrontées à une pénurie de main-d’œuvre. « Nous n’avons pas de chiffres récents très précis, mais nous estimons autour de 7 000 le nombre de postes de conducteurs d’engins à pourvoir », explique quant à lui Philippe Largeau, premier vice-président délégué de la FNEDT. Un chiffre auquel il faut ajouter entre 1 500 et 1 700 emplois vacants dans le secteur forestier.

Le nombre d’emplois au sein des 21 000 entreprises de travaux agricoles et forestiers a pourtant augmenté de 3 % en 2020, passant à 105 000 postes, dont 26 000 permanents. Mais la tendance est très variable d’une région à l’autre. « Le nombre de travailleurs dans nos entreprises a augmenté sensiblement en Bourgogne-Franche-Comté, en région Paca ou dans le Centre. Par contre, il a diminué dans les Hauts-de-France, l’Occitanie, l’Île-de-France, en Bretagne et en Nouvelles-Aquitaine.

« Des difficultés ont été remontées pour la gestion de la main-d'œuvre : application des mesures réglementaires sur le travail, chômage partiel, disparition de travailleurs saisonniers non compensée », précise Gérard Napias. Sur le terrain, il s’agit à la fois « d'une difficulté pour trouver des salariés et pour les retenir ».


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