Moisson 2013 « Des rendements en blé tendre supérieurs à la moyenne quinquennale »

Terre-net Média

Pour son premier bilan de la moisson 2013, FranceAgrimer annonce des rendements moyens en blé tendre supérieurs à ceux de ces cinq dernières années. Et malgré un printemps humide, la qualité sanitaire des blés est plutôt bonne.

Récolte 2013 du blé tendreAvec des emblavements sensiblement en hausse et des rendements supérieurs à la moyenne quinquennale, la production française 2013 de blé tendre sera supérieure à 36 Mt. (©Terre-net Média) 

Dans les champs, la campagne 2012-2013 aura été particulièrement atypique, entre les conditions de semis parfois difficiles, le froid prolongé de l’hiver et les conditions humides du printemps. Franceagrimer ne manque pas de le souligner. « Les récoltes ont ainsi commencé avec 10 à 15 jours de retard. Mais le temps chaud de juillet et du début du mois d’août a permis de bien avancer les moissons », note l’organisme.

74 q/ha en moyenne

Alors que la moisson 2013 n’est pas encore terminée au nord de la Seine et sur le pourtour de la Manche, Franceagrimer estime la production de blé tendre à « plus de 36 Mt, contre 35,6 Mt en 2012. » Une production en hausse, donc, dûe notamment à des emblavements plus importants de 130.000 ha par rapport à l’an passé. Le rendement moyen national est estimé, lui, à 74 q/ha, soit un niveau plus élevé que la moyenne quinquennale (72,7 q/ha).

Comme a pu le souligner Sébastien Rogue, responsable collecte chez 110 Bourgogne, « les terres profondes ont été généralement pénalisées par les excès d’eau de cet automne et du printemps, tandis que les parcelles en sols plus séchants ont au contraire bénéficié de ces conditions humides et obtenu de meilleurs résultats. »

Disparités régionales

« En moyenne, les rendements sont moyens à bons dans le Sud-Ouest, en Auvergne et en Rhône-Alpes, avec des niveaux autour de 60-65 q/ha. Le Poitou-Charentes, les Pays de la Loire et la Bourgogne obtiennent des rendements compris entre 65 et 70 q/ha, détaille Franceagrimer. Les niveaux se situent entre 70 et 80 q/ha en Bretagne, région Centre et Nord-Est. Au nord de la Seine, les rendements sont bons à très bons, avec des moyennes dépassant 80 q/ha, voire 90 q/ha et des maxima autour de 120 q/ha. »

Les poids spécifiques ne sont pas en reste, puisqu’à ce jours, ils « dépassent souvent 77 kg/hl en moyenne et même 79 kg/hl dans plusieurs régions. Certains résultats que l’on qualifierait d’exceptionnels peuvent aussi être observés. Les indices de chute de Hagberg sont également d’un bon niveau sur l’ensemble du pays. En fonction des conditions climatiques à venir, ils seront à surveiller pour les blés restant à récolter.

Attention à l’ergot !

Quant aux teneurs en protéines, elles sont sont généralement comprises en 10,5 et 11,5 %. De faibles niveaux s’observent sur des parcelles ayant reçu des apports insuffisants et/ou des apports trop précoces. Par ailleurs les excès d’eau prolongés ont pu localement perturber le fonctionnement racinaire et la physiologie du blé, avec une incidence négative sur l’absorption et la mobilisation de l’azote. « C’est notamment le cas dans certains secteurs de Bourgogne », explique quant à lui Sébastien Rogue, de 110 Bourgogne. Des taux de protéines plus faibles obligeront parfois les organismes stockeurs à être vigilant quant à l’allotement du blé.

Enfin, même si elle est globalement bonne, la qualité sanitaire sera à surveiller dans certaines zones ayant subi des conditions humides au printemps. « De l’ergot peut être observé, souligne Franceagrimer, mais il pourra être éliminé au nettoyage. »


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