Paroles de lecteurs Faisons, nous aussi, table rase vis-à-vis des procédés de l'agroalimentaire !

Terre-net Média

Dans sa tribune parue sur Terre-net, Olivier Mevel, consultant en stratégie des filières alimentaires, défend un changement radical de méthode au sein de l'observatoire des prix et des marges, mais aussi une révision profonde de la loi de modernisation de l’économie, pour rééquilibrer le rapport entre les industriels et les agriculteurs. Eux se montrent encore une fois sceptiques. Ils veulent des chercheurs qui « trouvent », qui proposent des solutions qui seront réellement appliquées pour sortir enfin de la crise.

Visuel paroles de lecteurs gms agroalimentaire « C'est fou le nombre de chercheurs, de spécialistes, de conseillers et les agriculteurs se débattent pour survivre », constate Rutabaga. (©Terre-net Média) 

Commercial : « Le "chercheur" Mevel découvre la réalité du capitalisme ! Bravo ! Les enseignes de supermarchés ne sont pas l'Abbé Pierre : excellent résultat de recherche ! Il faut au moins un doctorat pour asséner de telles révélations ! Mais quid des firmes qui fournissent l'agriculteur ? Que je sache, un revenu c'est des produits moins des charges, facile de dire que toute la misère du monde ne vient que du prix de vente et pas de celui des appros ! L'observatoire des prix et des marges montrent au moins des chiffres à déchiffrer ! C'est mieux que de la démagogie anti-commerce, vieux syndrome français depuis "Au bon beurre". »

Gibero : « L'émission télé d'Élise Lucet, Cash Investigation, ferait mieux, plutôt que de torpiller l'agriculture et tout ce qui va avec, de faire un reportage sur la filière agroalimentaire. Elle se rendrait compte que les agris sont tous volés, peu importe ce qu'ils produisent. Dans une baguette de pain vendue 1 euro, il y a seulement 5 cts qui sert à payer le blé. Il y en a beaucoup qui se graissent sur notre dos, c'est honteux ! »

Phil 47 : « Y'en a marre d'embaucher des chercheurs, ce serait plus rentable de prendre un trouveur et plus efficace. »

Vik :  « Dans la brique, c'est le même lait. Là, je lui donne raison. Le camion de collecte passe chez mon voisin qui élève 120 vaches laitières sur 1 ha. Puis, il vient sur mon exploitation de 55 VL et 20 ha. C'est mon voisin qui gagne de l'argent, c'est lui qui a raison et moi qui ne sait pas compter. Par contre, quand mes animaux me voient, ils sont contents et moi avec. Merci à la nature, elle le rend bien. »

« au lieu d'UN CHERCHEUR, il serait plus rentable d'embaucher un trouveur  ! »

BG : « Ah là, il va falloir nous expliquer... Ce monsieur, enseignant-chercheur certes, mais surtout consultant en stratégie des entreprises agroalimentaires, décide de se ranger du côté des agriculteurs pour ne plus qu'ils soient les vaches à lait d'un système qu'il a sans doute contribué à faire évoluer ? Aurait-il des remords ? »

Rutabaga : « C'est fou le nombre de chercheurs, de spécialistes, de conseillers et les agriculteurs se débattent pour survivre. Nous recevons le bas de la soustraction, quand il reste quelque chose, quand tout le monde s'est servi sur nos produits, et avec le consentement des pouvoirs publics. Il est urgent, et déjà trop tard pour bien des fermes, que Paris nous dise s'il veut encore une agriculture en France et laquelle. Et si un élu ou ministre parisien nous dit que c'est la faute de Bruxelles, il reconnaîtra son irresponsabilité, son manque de courage, son incompétence car l'Europe est dirigée par les pouvoirs nationaux. »


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