Colza et tournesol OleoZE valorise les pratiques durables qui stockent du carbone

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À travers sa solution OleoZe, Saipol, filiale du groupe Avril, entend rémunérer le colza et le tournesol durables pour répondre à une demande croissante en biocarburants qualitatifs, à potentiel important de réduction de GES.

Développée par Saipol, la solution OléoZE permet une rémunération supérieure pour le colza et le tournesol à faible empreinte carbone.Développée par Saipol, la solution OléoZe permet une rémunération supérieure pour le colza et le tournesol à faible empreinte carbone. (©OleoZE)

En dépit de la concurrence entre les matières premières, le colza peut tirer son épingle du jeu dans le secteur des biocarburants, notamment parce que « l’huile issue de la trituration des graines est la meilleure en termes de qualités physiques », a expliqué Romain Lebas, responsable du service Durabilité et approvisionnement bas carbone de Saipol, lors d’une conférence de presse organisée le 15 septembre. Aujourd’hui, la filière est face à un double défi : une attente croissante de volumes, alors que les surfaces agricoles baissent, et le besoin d’incorporer des biocarburants de plus en plus performants dans leur réduction de l’empreinte carbone.

Or, si on calcule à l’échelle de l’exploitation, le colza et le tournesol ont un potentiel énorme en matière de stockage carbone, explique encore Romain Lebas. Avec des pratiques durables, l’agriculteur va stocker dans son sol beaucoup plus de carbone qu’il n’en émet au travers de ses pratiques culturales et que Saipol va émettre dans ses usines pour fabriquer le biocarburant, et ce potentiel de réduction de GES est de plus en plus recherché, par exemple sur les marchés allemand ou suédois.

Un bonus jusqu’à 40 €/t avec OleoZe

Pour sourcer ces matières premières à très faible empreinte carbone, Saipol a développé il y a plus d’un an sa solution OleoZE, qui approvisionne 7 à 8 % de son colza et tournesol à faibles émissions de GES. OleoZE s’adresse aux organismes stockeurs et aux agriculteurs, qui peuvent évaluer directement en ligne la valeur ajoutée qu’ils peuvent obtenir en vendant leur production via OleoZE.

Sur la nouvelle plateforme, il est désormais possible de savoir, en quatre questions, où l’on se situe sur l’échelle des bonus (le maximum constaté à ce jour étant 40 €/t, sachant que ces bonus fluctuent en fonction des marchés du biodiesel et de l’énergie). L’agriculteur intéressé doit renseigner s’il a mis en place un couvert végétal ou une interculture, s’il utilise des amendements organiques, indiquer son rendement en colza ou tournesol, et préciser s’il utilise ou non la charrue sur la rotation.

S’il souhaite ensuite commercialiser, trois étapes suffisent : s’identifier, donner plus de détails sur ses pratiques durables, et signer le contrat avec OleoZE. Le nouveau site propose aussi « davantage de contenu autour des GES et des pratiques agricoles durables, pour que l’utilisateur comprenne quelles pratiques sont valorisables et quelles sont les pistes d’amélioration », indique Emélie Halle, responsable des plateformes digitales Saipol.

Depuis février, plus de 10 000 tonnes ont été contractualisées sur OleoZE, avec une moyenne à - 125 % de réduction de GES. Grâce à cette solution, l’objectif est aussi de replacer les oléagineux comme des cultures d’avenir et remettre en avant le rôle de l’agriculture comme solution pour la planète, souligne ainsi Christophe Beaunoir, directeur général de Saipol.


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