Accord de libre-échange UE-Canada Pro et anti-Ceta se font entendre à la veille de son entrée en vigueur

AFP

Plusieurs organisations défavorables au Ceta, le traité de libre-échange UE-Canada, ont lancé mercredi une dernière offensive avant son entrée en vigueur provisoire jeudi, tandis que les responsables européen et canadien du commerce le défendaient dans la presse.

Les opposants au traité devaient présenter un rapport critique lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, en présence de députés des trois groupes de gauche - communiste, insoumis pro-Mélenchon et socialiste.

« Les organisations associatives, environnementales, syndicales et politiques demandent solennellement la suspension de l'application provisoire du Ceta et une réelle consultation des citoyens, à travers un référendum », conclut ce rapport auquel ont notamment participé les altermondialistes d'Attac, le collectif très à gauche des Economistes atterrés et l'ONG de défense des consommateurs Foodwatch.

Le gouvernement français a confirmé la semaine dernière que l'essentiel du Ceta entrerait bien en vigueur comme prévu le 21 septembre, tout en reprenant à son compte des critiques émises par une commission mandée au début de l'été par le Premier ministre, Edouard Philippe.

L'essentiel du Ceta doit donc devenir effectif jeudi en attendant l'approbation par les Parlements des membres de l'UE, alors qu'il cristallise beaucoup de craintes traditionnelles des opposants au libre-échange, notamment une concurrence accrue entre secteurs agricoles et un affaiblissement des normes sanitaires et environnementales.

Le rapport publié mercredi par les opposants au Ceta reprend ces critiques en trois volets : les conséquences supposées sur l'alimentation et la santé, les risques pour l'environnement et les effets sur l'économie. « Il est impossible de conclure, comme le font certains économistes et la Commission européenne, que l'impact macroéconomique du Ceta sera favorable », assure le rapport sur ce dernier plan, reconnaissant obéir à « une inspiration keynésienne » jugée « plus réaliste ». Mais ce sont bien des baisses de prix pour le consommateur et des ouvertures commerciales pour les petites entreprises qu'ont promis Cecilia Malmström, commissaire européenne pour le Commerce, et François-Philippe Champagne, son homologue canadien, dans une tribune publiée mercredi dans le Figaro.


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