Commerce extérieur Stabilité de l'excédent commercial agroalimentaire en octobre

AFP

L'excédent commercial agroalimentaire français est resté stable à 938 millions d'euros en octobre, avec une léger excédent du solde des produits agricoles bruts mais un recul pour les produits transformés, a indiqué le ministère de l'Agriculture samedi.

En octobre 2019, l'excédent commercial ne perd que 3 millions d'euros par rapport à octobre 2018, conséquence d'une hausse des importations de 3 % (à 146 millions d'euros), légèrement supérieure à celle des exportations qui augmentent de 2 % à 143 millions, selon l'organisme statistique du ministère de l'Agriculture, Agreste.

Le solde des produits agricoles bruts reste excédentaire à 96 millions d'euros, en progression de 7 millions d'euros sur un an, parallèlement à la croissance des exportations de céréales.

Avec 842 millions d'euros, l'excédent commercial en produits transformés diminue de 10 millions d'euros par rapport à octobre 2018 sous l'effet de la hausse des importations, notamment en vins et spiritueux, et malgré la progression des exportations de viande et de produits laitiers.

Par ailleurs, le solde commercial agroalimentaire s'améliore avec l'UE mais diminue avec les pays tiers où l'excédent s'établit à 796 millions d'euros, en baisse de 22 millions d'euros sur un an parallèlement à des importations qui ont augmenté de 112 millions d'euros (+8%).

Cette hausse des importations concerne, pour près des trois quarts, les produits bruts (+82 millions soit +15 %) en lien avec des achats de colza canadien et ukrainien et dans une moindre mesure de fruits tropicaux (bananes en provenance de Côte d'Ivoire et avocats du Mexique).

Parallèlement, les exportations de produits bruts augmentent de 53 millions sur un an (+15%), notamment avec les ventes de blé tendre et d'orge à destination de la Chine et du Maroc.

Avec l'Union européenne, l'excédent commercial augmente de 19 millions, à 142 millions d'euros, bénéficiant de la progression des ventes de céréales, d'huiles et de graisses, de vins mais aussi de viandes (principalement porcine), conjuguée à la baisse des achats de produits bruts (céréales et oléagineux principalement).

La croissance des exportations atteint ainsi 53 millions d'euros alors que celle des importations s'élève à 34 millions (soit autour de 1% d'évolution dans les deux cas).


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