Exel Industries Ventes annuelles en baisse après un exercice porté par l'industrie sucrière

AFP

Le fabricant d'appareils de pulvérisation Exel Industries a enregistré un recul de 4 % de ses ventes, à 839,1 millions d'euros, lors de son exercice décalé 2017/2018, lequel souffre de la comparaison avec un exercice précédent marqué par la fin des quotas européens de sucre.

Cet événement avait dopé les ventes d'arracheuses de betteraves, particulièrement au 4e trimestre, les groupes sucriers ayant accru les surfaces de culture de betteraves de 15 à 20 %. Cette division n'est pas, loin s'en faut, la plus importante du groupe, mais son recul de 12,3 % (20 % pour le seul 4e trimestre) représente 21,6 des 35,1 millions d'euros de chiffre d'affaires en moins, indique le groupe dans un communiqué publié jeudi. Elle pâtit également de « l'annulation de commandes en Russie » et du décalage de ventes sur le prochain exercice, ajoute-t-on de même source. « Dans un contexte de prix du sucre sous tension, les ventes d'arracheuses de betteraves sont plus en baisse que prévu », souligne Guéric Ballu, directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

« L'arrosage de jardin réalise au contraire un excellent dernier trimestre, en croissance de + 49 % grâce à des gains de parts de marché et à un été particulièrement ensoleillé et sec », relève le groupe. Sur l'année, cette activité a vu ses ventes croître de 9 % à 118,5 millions d'euros. La pulvérisation agricole est en baisse de 4,3 %. Elle a notamment accusé une baisse de 6,1 % de ses ventes au quatrième trimestre, principalement en Europe de l'Est et en Australie, en raison de la sécheresse qui a affecté ces deux régions. Enfin, la pulvérisation industrielle est en baisse de 3,2 % sur l'exercice, « mais stable à taux de change constants », souligne le groupe qui déplore d'une manière générale « un impact négatif de - 20,5 millions d'euros » de l'évolution des taux de change sur le chiffre d'affaires.

Pour l'exercice à venir, le groupe s'attend globalement à « une année 2018/2019 meilleure que cette année, avec notamment une belle croissance en Amérique du Nord », notamment dans le domaine de la pulvérisation agricole, selon Guéric Ballu, qui annonce l'ouverture d'une filiale au Canada. Un secteur plus incertain pour la France et pour l'Europe : « Malgré un niveau élevé du blé à près de 200 euros la tonne, les agriculteurs reportent leurs achats de pulvérisateurs compte tenu des doutes relatifs aux décisions politiques qui seront prises en réponse aux pressions écologiques et environnementales exprimées en France et en Europe », déclare le directeur général du groupe. En ce qui concerne la division pulvérisation et arrosage du jardin, le groupe, leader en Grande-Bretagne, souhaite acquérir ce statut pour l'Europe.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous