Congrès de la Coopération agricole Coop de France veut booster davantage sa communication auprès du grand public

Terre-net Média

Lancée en janvier 2014, la campagne de communication de la coopération agricole passe la vitesse supérieure. Diffusion de spots radios, lancement de concours d’initiatives coopératives et création d’une semaine de la coopération agricole viendront compléter en 2015 la campagne de publicité télévisée.

Visuel de la campagne de communication de la Coopération agricoleLe spot TV de la Coopération agricole sera à nouveau diffusé sur les écrans aux heures de grande écoute courant février 2015, en marge du Salon de l'agriculture. (©La Coopération agricole) 

Coop de France, qui a lancé en janvier 2014 une vaste campagne de communication pour promouvoir la coopération agricole auprès du grand public, va passer la vitesse supérieure en 2015.

Lors de son congrès annuel, qui s’est tenu les 17 et 18 décembre 2014 au Palais des congrès de Paris, le « Medef de la coopération agricole » a annoncé que sa campagne de publicité télévisée serait complétée par d’autres dispositifs de comm’.

En octobre dernier, les spots TV diffusés aux heures de grande écoute sur six chaînes généralistes et d’informations ont été complétés par des témoignages diffusés sur quatre antennes radio. Ces spots radio seront également diffusés du 9 février au 1er mars 2015, à l’occasion du Salon international de l’agriculture. Pendant toute la durée de cette vitrine de l’agriculture, 880 panneaux publicitaires, dans le métro et les gares, seront aux couleurs de la coopération.

Selon Coop de France, 40 millions de Français auraient vu au moins une fois son spot publicitaire. « Au-delà de l’impact médiatique considérable, cette campagne est aussi un outil de lobbying », explique Philippe Mangin, président de Coop de France.

Dans le cadre de ce plan de communication d’un montant de 4,5 M€ pour « sortir la coopération agricole de l’ombre », Coop de France lance également les « trophées 2015 des initiatives coopératives », un concours qui vise à récompenser les actions locales ou régionales en matière de développement économique, de projet territorial, de relance ou de création de filière ou de produit, d’environnement, d’animation de réseaux.

Philippe Mangin, président de Coop de France, et Carole Delga, secrétaire d'Etat au Commerce, à l'ArtisanatPhilippe Mangin, président de Coop de France, et Carole Delga, secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat,de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire. (©La Coopération agricole)

Les coopératives souhaitant y participer peuvent déposer leurs candidatures jusqu’au 27 mars 2015. Les entreprises lauréates seront récompensées le 11 juin 2015, pendant une « semaine de la coopération agricole », autre nouveau temps fort de la communication du réseau, du 6 au 14 juin.

La C3S, avantage concurrentiel pour seulement deux ans

Clôturant le congrès, Carole Delga s’est félicitée d’un tel élan pour promouvoir le modèle coopératif. Mais, ceci dit, la secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire, venue remplacer Stéphane Le Foll en déplacement en Bretagne, n’a pas répondu aux nouvelles attentes de Coop de France à l’égard du Gouvernement.

En 2014, la coopération a obtenu gain de cause sur plusieurs sujets. La suspension sine die de l’écotaxe avait sonné comme une victoire pour Coop de France, en tête de file des opposants à cette nouvelle taxe emblématique.

L’organisation a aussi obtenu l’exonération des coopératives du versement de la contribution sociale de solidarité des sociétés dès le 1er janvier 2015, pour compenser le non-bénéfice des coops au Crédit d’impôt compétitivité emploi. Mais, souligne Philippe Mangin, « la C3S sera supprimée pour toutes les entreprises en 2017. Les coopératives seront de nouveau désavantagées en termes de concurrence. »

Les coops n’appliqueront pas le compte pénibilité

Mais, même si elles semblent moins ciblées sur le secteur agricole, les attentes des coopératives en matière de soutien à la compétitivité restent fortes. Coop de France s’inquiète notamment du coût de la contribution climat énergie en 2015 et 2016, évalué à 4 milliards. « Nous demandons un retour au moins partiel de cette contribution sous forme de soutien à l’efficacité énergétique de nos entreprises ».

Autre sujet qui concentre l’attention du monde agricole : la mise en place du compte pénibilité dans toutes les entreprises. Coop de France, au diapason avec la Fnsea, a indiqué que les coopératives « n’appliqueront pas le compte pénibilité », jugé bien trop complexe et coûteux à mettre en œuvre dans la plupart des Pme et Tpe que composent la coopération. « C’est une véritable usine à gaz impossible à appliquer », a martelé Philippe Mangin.

 


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