Arrêté anti-phytos de Langouët La FDSEA locale « ni surprise, ni rassurée » par la suspension de l’arrêté

Terre-net Média

Après le verdict du juge des référés du tribunal administratif de Rennes, qui a suspendu l'arrêté anti-phytosanitaires du maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), le président de la FDSEA d’Ille-et-Vilaine se dit « ni surpris, ni rassuré ».

 « La décision du tribunal administratif, qui jugeait sur la forme, ne nous surprend pas et nous rassure », a commenté Cédric Henri, président de la FDSEA d’Ille-et-Vilaine, à la suite du verdict rendu par le juge des référés. « Personne n’est au-dessus des lois et cela vaut en premier lieu pour les responsables politiques. »

« Sur le fond en revanche, rien n’est réglé. Le gouvernement, les ministères de l’agriculture et de l’environnement travaillent actuellement sur un projet d’arrêté national dont l’objet sera de réglementer les conditions d’application des produits phytosanitaires à proximité des lieux d’habitations. Il faut donc que nous poursuivions notre travail d’explication pour empêcher que des décisions inadaptées soient prises. »

« Il est nécessaire de poursuivre les explications »

« Il faut marteler les messages pour qu’ils soient entendus », ajoute-t-il. « Ne pas traiter, c’est un risque de développement de certains parasites, de certaines maladies à grande échelle. C’est aussi une perte de rendement, un mitage des parcelles avec un développement de zones non entretenues, où nicheront les nuisibles comme les sangliers. »

« Je crois aussi que les maires ont oublié l’article L253-7-1 du code rural et ne mesurent pas l’impact d’une telle décision sur l’urbanisation de leur commune. Selon le principe dit d’antériorité, si une distance de 150 m était retenue, les maires ne pourraient plus autoriser de constructions à moins de 150 m des parcelles agricoles existantes et recevant des traitements phytopharmaceutiques. Il ne faut pas prendre de décisions sans en mesurer tous les impacts. L’agriculture française ne doit pas être menacée de cette façon. »

« Le retour au dialogue et à l’écoute est maintenant indispensable. Nous ne souhaitons pas arriver à une situation de blocage et de conflit, mais il faut que les élus, les parlementaires et les administrations aient bien conscience que si les paysans devaient descendre à nouveau dans la rue, ce ne serait pas par plaisir mais pour sauvegarder leur métier. »


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