Trilogues et future Pac La FNSEA met en avant les points clés prioritaires restant à négocier

Terre-net Média

Alors qu’un conseil des ministres européens de l’agriculture se tient à partir d’aujourd’hui, parallèlement aux réunions de trilogue entre les négociateurs du Parlement européen, de la Présidence et la Commission, la FNSEA rappelle à Julien Denormandie les points de vigilance qui restent à négocier dans le cadre de la future Pac.

Dans une lettre envoyée le 25 mai au ministre de l’agriculture Julien Denormandie, la FNSEA rappelle les points de vigilance qui restent à négocier, au niveau européen, dans le cadre des trilogues devant entériner la réforme de la Pac.

Premier point, le renforcement de l’organisation économique des producteurs doit être favorisé et sécurisé. Pour la FNSEA, il faut donc « permettre aux producteurs de s’organiser et négocier collectivement sans prendre un quelconque risque vis-à-vis du droit de la concurrence », à travers les organisations de producteurs.

La question des normes de production des produits importés et des clauses miroirs est également un enjeu, et le syndicat majoritaire espère que « dans l’OCM unique soit d’ores et déjà inscrite l’interdiction d’importer des produits agricoles issues de pratiques non autorisées en France, notamment en matière d’usages de produits phytosanitaires ».

Eco-régimes et conditionnalité

Par ailleurs, le plan stratégique national, en partie dévoilé vendredi dernier par le ministre de l’agriculture, reste en attente de décisions européennes. En ce qui concerne la conditionnalité, la FNSEA s’inquiète de la BCAE 8 sur la rotation des cultures et reste attachée à « l’importance d’autoriser la diversification des cultures et des mesures équivalentes comme pratiques alternatives à la rotation des cultures ». Le syndicat demande également à ne pas exclure toute culture de production de la BCAE 9.  

Enfin, « l’aide de base au revenu pour un développement durable (BISS) doit demeurer une partie fondamentale du premier pilier afin de continuer à garantir aux exploitations agricoles un soutien au revenu efficace, direct et stable », estime la FNSEA, qui souhaite pour la maintenir à un niveau suffisant, que le pourcentage alloué aux éco-régimes « s’écarte le moins possible d’un fléchage à 20 % du 1er pilier ». En cas de non-utilisation des fonds alloués aux éco-régimes, un mécanisme de flexibilité doit également être pensé pour les deux ou trois premières années, préconise le syndicat.  


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