Restauration collective Le projet de décret jugé beaucoup trop restrictif par l’ensemble des acteurs

Terre-net Média

De la production agricole aux représentants de la restauration collective, huit acteurs de la chaîne alimentaire ont dénoncé le projet de décret concernant les objectifs d’approvisionnement de la restauration collective. Selon eux, il facilitera, non pas l’approvisionnement local de produits de qualité, mais les produits d’importation.

Huit organisations représentant les acteurs de la production agricole, la transformation agroalimentaire et la restauration collective alertent le gouvernement sur les faiblesses du projet de décret sur l’approvisionnement alimentaire en restauration collective.

« Dans le cadre de la loi Alimentation, nous avions obtenu que les produits locaux et l'ensemble des démarches de qualité (telles Bleu blanc cœur, Charte bonnes pratiques d'élevage, Global gap, Collectif de la 3e voie…) soient éligibles aux 50 % de produits considérés comme durables », écrivent dans un communiqué commun la FNSEA, JA, l’APCA, Coop de France, Geco food service, la CGI, le réseau Restau’co et le SNRC (syndicat national de la restauration collective). L'objectif était à la fois d'apporter plus de valeur à chaque maillon de la filière, notamment celui de l'amont agricole, tout en prenant en compte les attentes des convives. »

Selon ces huit organisations, « la liste des produits éligibles » inscrite au projet de décret « est trop restreinte ». « Le décret, dans sa version actuelle, risque de déstabiliser toute la filière, fragiliser les approvisionnements et mettre en péril la montée en gamme de l'agriculture française. Si la liste des produits éligibles est trop restreinte, les professionnels n'auront d'autre choix que de recourir aux importations pour atteindre les seuils fixés. Nous ne pouvons accepter qu'un tel risque soit pris pour les filières françaises.

« Comment expliquer au consommateur que les démarches engagées par les collectivités pour favoriser un approvisionnement de proximité ne puissent être valorisées en restauration collective ? »

« Les représentants de tous les maillons de la chaîne alimentaire, de la production jusqu'à la restauration collective, s'unissent aujourd'hui pour tirer la sonnette d'alarme sur le projet de décret, rédigé dans la précipitation et censé permettre d'atteindre 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective d'ici 2022. »

Les organisations veulent « alerter le gouvernement » sur les « dangers d'une adoption du décret en l'état » et « appellent à une vraie concertation en filière ».


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