Etats généraux Timing trop serré pour des enjeux trop nombreux ?

Terre-net Média

Annoncés initialement début juillet, les Etats généraux de l’alimentation devraient être finalement lancés le 20 juillet par le président de la République. Le calendrier qui se dessine pour leur organisation semble très serré au regard des enjeux auxquels le dispositif doit apporter des solutions, mais aussi au regard des chantiers agricoles estivaux qui mobilisent également les responsables agricoles.

En vue de préparer les EGA, Staphane Travert a reçu les représentants des syndicats agricoles. Ici ceux de la FNSEA.En vue de préparer les EGA, Stéphane Travert a reçu les représentants des syndicats agricoles. Ici ceux de la FNSEA. (©Xavier Remongin / Min.Agri.Fr)

Pour répondre aux enjeux majeurs de la profession agricole et surtout, apporter des solutions aux agriculteurs en difficulté face aux aléas économiques et climatiques, Emmanuel Macron a misé gros sur la tenue des « Etats généraux de l’alimentation ».

Annoncés initialement début juillet, les Etats généraux de l’alimentation (EGA),  phase de concertation et de débats entre tous les acteurs de la chaîne alimentaire, s’organisent sûrement, mais bien plus lentement que prévu. Une date se confirme : celle du jeudi 20 juillet, date à laquelle le président de la République devrait lancer officiellement le processus. La cause de ce retard d’une dizaine de jours : la difficulté pour accorder les agendas des différents ministres concernés (agriculture, transition écologique, économie, enseignement, recherche, santé) et du président de la République, qui tient absolument à « introduire » ces EGA devant des protagonistes les plus nombreux possibles.

Pour le reste, de nombreuses modalités sont encore à peaufiner, à en croire les syndicats agricoles, invités à participer aux débats.

Ce qui est certain, c’est que les EGA se traduiront par 14 ateliers répartis en deux grands chantiers : le premier sur « la création et la répartition de la valeur », le second sur « une alimentation saine, sûre, durable et accessible ».

Le premier chantier comprendra huit ateliers :

  1. « Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualité » ;
  2. « Développer les initiatives locales et créer des synergies » ;
  3. « Développer la bio-économie et l'économie circulaire » ;
  4. « Conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux » ;
  5. « Préparer l'avenir » ;
  6. « Rendre les prix d'achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs » ;
  7. « Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs » ;
  8. « Améliorer les relations commerciales et contractuelles ».

Des décisions pour novembre 2018 ?

Ce premier chantier, très vaste, est censé se dérouler du 20 juillet jusqu’à fin septembre, à raison, pour le moment, de trois réunions par atelier. Les syndicats s’interrogent déjà. Comment résoudre en trois réunions nationales, dans un timing aussi court, et de surcroît en pleine période de travaux des champs, la question des relations commerciales et contractuelles, qui pose problème en amont de la filière depuis tant d’années ? Emmanuel Macron avait indiqué, lors de sa campagne présidentielle, vouloir aller vite. Mais n’ira-t-il pas trop vite eu égard à l’ampleur des problématiques ?

Les restitutions de ce premier chantier sont attendues fin octobre, avant le début des négociations commerciales 2018.

Le deuxième grand chantier des EGA devrait démarrer plutôt début septembre, pour s’achever fin octobre, voire courant novembre. Il comprendrait six ateliers :

  1. « Assurer la sécurité sanitaire de l'alimentation dans une économie agroalimentaire mondialisée et dans un contexte de changement climatique » ;
  2. « Améliorer l'offre alimentaire et réduire les inégalités sociales et territoriales » ;
  3. « Mieux informer le consommateur pour qu'il adopte un comportement alimentaire plus favorable à la santé » ;
  4. « Lutter contre le gaspillage alimentaire » ;
  5. « Mieux informer le consommateur pour qu'il adopte un comportement plus favorable à la santé » ;
  6. « Renforcer l'attractivité des métiers de l'agriculture et les filières alimentaires et développer la formation »


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