09 octobre
Soutien externe
Les craintes de production aux États-Unis et la fermeté du blé redonnent un peu d'énergie aux prix du maïs. Le flux d'import européen est cependant trop élevé pour permettre une remontée plus marquée de la tendance.
Les prix du maïs européens se sont stabilisés cette semaine, partagés entre une offre communautaire toujours aussi élevée et la fermeté du blé. Les cours du maïs à Chicago ont tout de même accéléré à la hausse en début de semaine et ont ainsi apporté un soutien supplémentaire à la tendance Euronext. Les récoltes sont en effet toujours aussi lentes aux États-Unis et les rendements sont décevants. Dans ce contexte, l’arrivée de précipitations neigeuses et d’une vague de froid à l’ouest de la Corn Belt ce week-end cristallise les inquiétudes du marché.
Les imports européens restent en revanche sur une tendance très dynamique avec des origines ukrainiennes qui viennent remplacer progressivement les origines brésiliennes dans les programmes. La semaine dernière, 500 kt supplémentaires sont ainsi entrées sur le marché communautaire. Depuis le 1er juillet dernier, le cumul d’import s’élève désormais à 5,5 Mt, soit un bond de 1,4 Mt par rapport à l’an dernier !
Dans le même temps, le faible potentiel de production français de nouveau été confirmé dans le dernier rapport mensuel d’Agreste. L’office ministériel a notamment abaissé de 250 kt son estimation de récolte nationale, à 12,5 Mt, un chiffre équivalent à l’an dernier mais nettement inférieur à la moyenne cinq ans (14 Mt). Les récoltes françaises accusent d’ailleurs un retard conséquent, avec 6 % seulement des surfaces moissonnées selon FranceAgriMer (42% en 2018).