Les céréales américaines ont débuté 2026 comme elles ont terminé 2025 à Chicago : dans le rouge. Les prix du blé ont tout de même réussi à limiter leurs pertes en fin de séance, malgré une offre mondiale qui ne cesse d’être révisée à la hausse, avec cette fois une production argentine remontée de 700 kt par la Bourse de Buenos Aires, à un record de 27,8 Mt (contre à peine 18,6 Mt l’an dernier !). La Russie entame par ailleurs la seconde partie de campagne avec des stocks suffisants pour assurer des rythmes d’exportations dynamiques jusqu’à l’arrivée de la prochaine moisson.
Les cours du maïs ont de leur côté subi un retrait plus prononcé malgré des ventes US à l’international encore exceptionnelles enregistrées ces dernières semaines par l’USDA. La récolte massive enregistrée cette année aux États-Unis et les conditions climatiques favorables aux cultures au Brésil et, dans une moindre mesure, en Argentine affaiblissent en effet encore la tendance. Toujours démoralisés par la concurrence brésilienne et un intérêt chinois pour la fève américaine encore jugé timide, les prix du soja ont, eux aussi, entamé 2026 par un mouvement de contraction.
À la clôture de Chicago, le blé SRW à échéance mars 2026 s'est dégradé de 0.5 c$/bu, à 5.07 $/bu. Le maïs à terme mars 2026 s'est enfoncé de 2.75 c$/bu à 4.38 $/bu. La fève de soja à livraison mars 2026 s'est relâchée de 1.75 c$/bu, à 10.46 $/bu.