Colza, maïs, tournesol, betteraves Frédéric Mugot sème tout à 50 cm avec son Edx 6000 d'Amazone

Terre-net Média

Frédéric Mugot a récemment fait l’acquisition du dernier semoir de précision d'Amazone : l’Edx 6000 12 rangs. Avec un inter-rang de 50 cm et la fertilisation localisée, l'atout principal de ce semoir est sa polyvalence. Reportage.

Frédéric Mugot, agriculteur danns l'Aube sème son maïs a intervalle de 50 cm Frédéric Mugot, agriculteur dans l'Aube, sème son maïs avec un inter-rang de 50 cm. (©Terre-net Média)

F réderic Mugot est agriculteur dans la vallée de l’Yonne. En intégrant l'ensemble de ses prestations, au printemps, il sème au total 250 à 300 ha. L’année dernière, il s’est équipé d’un semoir semi-porté Amazone Edx 6000 12 rangs, avec un inter-rang de 50 cm et la fertilisation localisée.

Frédéric Mugot s'est équipé d'un cueilleur 50 cm pour réintégrer du maïs dans sa rotation Frédéric Mugot s'est équipé d'un cueilleur 50 cm pour
réintégrer du maïs dans sa rotation (©Terre-net Média)
Avec ce semoir Amazone, l’agriculteur effectue ses semis de betteraves, de colza, de tournesol et de maïs avec le même inter-rang. « Lorsqu’il y a deux ans, Fantini a sorti un cueilleur de maïs de 50 cm d’inter-rang, j’en ai acheté un et j’ai pu réintégrer du maïs grain dans ma rotation. Et même si pour le maïs, les inter-rangs sont plus resserrés, au final la densité de semis est la même et le semis plus homogène », explique l’agriculteur. Si bien que celui-ci n’a remarqué aucune variation de rendements (115 q/ha pour la récolte 2014).

Concernant la régularité de l'implantation sur le rang, Frédéric Mugot considère que « le semis n’est pas aussi régulier qu’avec un semoir classique. La position de la graine peut varier de 2 ou 3 cm sur la ligne de semis, mais toutes les graines sont là. Ce n'est pas un problème pour moi. Comme la vitesse de semis est plus élevée et la distribution du grain centrale, la pression varie davantage ».

Un choix d'engrais plus large

Frédéric Mugot sème :

- 25 ha de betteraves (l’année dernière, il a fait un rendement moyen de 100 t/ha) et une cinquantaine d’hectares pour ses voisins.

- 120 ha de colza à 40 q/ha de moyenne.

- 40 ha de maïs avec 115 q/ha la campagne précédente.

- 40 ha de tournesol à 20-35 q/ha de moyenne.

Pour cet agriculteur, ce semoir présente de nombreux avantages. La fertilisation localisée intégrée au semoir lui évite d’ajouter un équipement supplémentaire. Cette solution lui permet d’apporter de l’engrais solide à 5 cm de la ligne de semis.

« A chaque culture, j’apporte un engrais "starter". Mais la composition de celui-ci varie : azote et phosphore (18-46) pour le colza, le tournesol et les betteraves tandis que l’azote seul sera intégré au semis de maïs.

J’utilise moins d’engrais. Par exemple cette année j’ai apporté 80 unités/ha au lieu de 100 à 120 unités/ha auparavant avec les mêmes rendements. J’ai noté une économie de 15 % sur la dose d’azote », constate Fréderic Mugot. Il a également remarqué que cet apport d’engrais localisé à côté de la graine permet à la plante de se développer plus rapidement. Elle a ainsi une croissance plus homogène et à la récolte, la culture est davantage mûre.

Polyvalent, le semoir est également capable d’épandre un insecticide du sol dans la ligne ou en surface après la ligne de semis.

La vitesse de semis quasiment doublée

La vitesse de semis est quasiment doublée pour atteindre 10 à 12 km/h et assure par conséquent un débit de chantier élevé.

"Le véritable atout de ce semoir, c'est sa polyvalence"
(©Terre-net média)
Le semoir, qui pèse jusqu’à 8 t, garantit une bonne pénétration de la graine dans le sol. Le travail préparatoire du sol n’a plus besoin d’être aussi rigoureux et aussi fin. « Dans des sols argileux comme par chez moi, où je n’effectue plus de labour, le travail du sol est toujours délicat. Avec ce semoir, il est simplifié. Les éléments sont relativement lourds, la pression au sol est donc plus élevée et la graine est semée en profondeur », explique Fréderic Mugot. Bien rappuyée, la graine est rapidement en contact avec la terre. L’agriculteur a d’ailleurs essayé ce semoir en semis direct et il en est très satisfait.


« Plus besoin de descendre du tracteur,  régularité, pression,
densité... 
tout se fait dans la cabine » (©Terre-net Média)



Jalonnage automatique

Le semoir est également doté d’un système de coupure de rang électrique par Gps. « Tout est compatible. Tout se fait depuis la cabine : c’est un réel confort », remarque l’agriculteur. 

Le jalonnage s’adapte automatiquement à la largeur du pulvérisateur et la fermeture des rangs s'effectue depuis la cabine. Fréderic Mugot apprécie le système d’étalonnage, simple et réglable également en cabine.


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