Météo printanière La sécheresse fait déjà son apparition

Terre-net Média

Le beau temps persiste sur une large partie du pays en cette fin du mois d’avril. Les températures sont en hausse et la sécheresse s’installe. Elle « commence à se ressentir sur le niveau des nappes souterraines. » selon Régis Crepet, météorologue de La Chaîne Météo.

sécheresse printanièreUne sécheresse printanière s'est installée sur l'Hexagone. (©La Chaîne Météo)

Régis Crepet, météorologue pour La Chaîne Météo nous fait un point d’étape sur la sécheresse printanière qui perdure et sur le niveau des nappes souterraines

Selon lui, « le déficit pluviométrique a débuté à la mi-mars sur la France après un hiver très arrosé (+ 40 % de précipitations) et se prolonge jusqu'à ce jour, avec désormais un déficit de l'ordre de 70 % en particulier sur l'ouest et le sud-ouest, jusqu'au Massif Central. »

Un anticyclone persistant

Régis Crepet explique que l’épisode de sécheresse actuel « impacte surtout les sols superficiels en raison de la récurrence du vent asséchant et de l'absence de pluie, parfois totale depuis la mi-mars sur l'arc atlantique. » Il explique que « cette configuration est liée à la persistance d'un anticyclone sur les îles britanniques, qui connaissent un déficit pluviométrique de 90 %. Cette sécheresse des sols superficiels est inquiétante pour les cultures agricoles comme pour la saison de pâturage.

« Des pluies s'étaient produites en mars sur les régions de l'est avec de la neige tardive en montagne, mais en ce « mois d’avril, le régime sec s'est généralisé à l'hexagone. » On observe « depuis quelques jours, une évolution orageuse faible qui se met en place timidement sur les reliefs, ce qui n'apporte pas de pluie significative à ce jour. »  De plus, « en raison du froid persistant lors des deux premières décades d'avril, l'évaporation des sols et de la végétation (appelée évapotranspiration) est restée faible, ce qui aurait été bien pire en cas de chaleur durable comme l'année dernière.  En revanche, la persistance des vents secs soufflant de l'est a contribué à l'assèchement des sols. »

Les nappes phréatiques ont déjà amorcé une baisse

Dans son point d'étape hebdomadaire au 1er avril 2021, le BRGM annonçait que « la situation des nappes phréatiques au mois de mars 2021 est satisfaisante sur une grande partie du territoire, avec des niveaux modérément bas à hauts. Or selon R. Crepet, « les derniers relevés montrent une baisse en accélération de ces nappes souterraines. 32 % sont devenues déficitaires pour cette époque de l'année, ce qui indique que les effets du manque de pluie commencent à se faire sentir profondément. » Il constate d'ailleurs « que de nombreux cours d'eau et fleuves, comme la Loire, atteignent déjà leur niveau d'étiage, c'est-à-dire le niveau normal en été. »

Des perspectives rassurantes ?

La Chaîne Météo souhaite néanmoins apporter « quelques nuances rassurantes : même si les prévisions saisonnières indiquaient, jusqu'à présent, la poursuite d'un déficit de pluie jusqu'en juin, des modèles de prévision à long terme commencent à montrer des signes d'une reprise des pluies dès ce mois de mai. Il s'agirait majoritairement d'orages qui concerneraient un petit tiers sud de la France, alors que la moitié nord resterait encore au sec ».  « Cette tendance orageuse pourrait s'amplifier sur notre pays en juin et juillet, avant possiblement un mois d'août très humide sur l'ensemble du pays. »

 


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