État des nappes phréatiques Près de la moitié des nappes affiche un niveau modérément bas à très bas

Terre-net Média

Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), au 1er octobre 2018, un tiers des nappes (33 %) affiche un niveau modérément haut à très haut, mais près de la moitié (45 %) affiche un niveau modérément bas à très bas.

État des nappes phréatiques en France au 1er octobre 2018 État des nappes phréatiques en France au 1er octobre 2018. Cliquez pour agrandir. (©BRGM)

Dans sa note du mois d'octobre, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique qu'au 1er octobre « un tiers des nappes (33 %) affiche un niveau modérément haut à très haut mais près de la moitié (45 %) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (22 %) se situe dans la moyenne ».

« La période d'été et des basses eaux a été abordée sans trop de problèmes quant à la disponibilité en eau souterraine ». Les niveaux des nappes sont désormais au plus bas avec seulement un petit nombre de point qui repart à la hausse. « Cette situation n’est pas très habituelle pour cette période de fin d’été puisque septembre correspond au premier mois de recharge attendue, ce qui n’est pas le cas cette année ». En effet, le BRGM note, pour le mois de septembre, un déficit pluviométrique de 70 % en moyenne sur l'ensemble du pays.

« Au 1er octobre 2018, le nombre de points en baisse (81 %) est en léger recul par rapport au 1er septembre 2018 (83 %). Le nombre de points stables ou en hausse (19 %) est constant. On se situe sur la période de bascule entre basses eaux et reprise des recharges d’automne mais la recharge n’est pas encore active. Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 11 % sont très hauts ou hauts, 22 % modérément hauts, 22 % autour de la moyenne, 25 % modérément bas et 20 % bas à très bas », ajoute le BRGM.

Une tendance générale à la baisse

Certaines nappes présentent des situations plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut :

  • « Plusieurs des nappes du bassin Adour-Garonne présentent des niveaux certes en baisse mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.
  • Une plus grande partie des nappes du bassin parisien dont les niveaux présentent une tendance générale à la baisse pour la plupart mais avec des valeurs toujours moyennes voire modérément hautes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux confirment leur orientation à la baisse mais qui sont encore, pour certains, assez hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais encore très hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois, et notamment les plus récents, ont induit une dynamique de recharge significative ».

D'autres secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes :

  • « Les aquifères du secteur de la plaine du Roussillon qui présentent des niveaux parfois bas à cause d’un déficit en précipitations depuis quelques mois. La recharge hivernale est très attendue dans ce secteur.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement orientés à la baisse. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluies faible sur l’ensemble de l’année.
  • La nappe de la plaine d’Alsace, surtout en amont, dont les niveaux, orientés à la baisse sont, globalement, assez bas. Ce secteur, comme une grande partie du nord-est du territoire, n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux récents ».


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