Témoignage moissons Des conditions de campagne favorables aux orges en petites terres séchantes

Terre-net Média

Dans le Loiret, Christian Gangloff a terminé la récolte des orges d'hiver avec quinze jours de retard. Les conditions humides de l'année, dans ses terres séchantes, ont favorisé le retour à un rendement dans la moyenne, à 65 q/ha.

Récolte des orges.La récolte des orges se déroule avec quinze jours de retard alors que les plantes arrivent tout juste à maturité. (©Terre-net Média)

Christian Gangloff, agriculteur à Nogent-sur-Vernisson dans le Loiret, a démarré la moisson la semaine dernière par les orges d’hiver. « Nous avons fini le 13 juillet avec quinze jours de retard. » Quant à la maturité ? « C’était tout juste avec un grain bien sec mais des pailles encore un peu vertes par endroit. » L’agriculteur se dit satisfait du résultat. « Le grain a été récolté à 12-13 % d’humidité et 9,5-10 de protéines. Le rendement, pour une orge de la variété Arturio, atteint 65 q/ha, légèrement au-dessus de la moyenne du coin. »

Le rendement de l’orge d’hiver revient, pour 2013, au niveau moyen généralement obtenu dans ses terres, soit quand même 10 q/ha de plus que l’année dernière où la culture avait pâti du manque d’eau. « Le profil de mes terres, séchantes, combiné à la variété d’orge, répondait bien aux conditions atypiques de l’année. Je n’ai pas eu d’inondations de mes parcelles cet hiver et suffisamment d’eau sur le reste de la campagne pour pallier les contraintes de ce type de sol. »

La broyeuse plutôt que la moissonneuse ?

Les deux moissonneuses-batteuses de la Cuma se tiennent prêtes à faucher les blés dès la fin de semaine. « Mais, elles ne démarreront peut-être que la semaine prochaine… en tout cas avant les colzas. » Christian Gangloff ne peut pas encore estimer le rendement de ses blés. « Le nombre d’épis paraît satisfaisant mais je n’ai pas idée du nombre de grains par épi. Le développement de la fusariose, même s’il reste limité, pourrait aussi entamer le résultat. »

« Je n’ai pas de colza mais la Cuma se charge de la récolte pour certains. » L’agriculteur, président de l’association MécaCéréales, témoigne de situations hétérogènes avec des parcelles en plus ou moins bon état. « Parfois l’infestation d’adventices est telle qu’il ne faut plus espérer passer la moissonneuse. C’est la broyeuse qui interviendra. Par ailleurs, la patience est de rigueur et il faudra viser les conditions les plus sèches possibles pour battre. »


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