; Partenariat entre Miimosa et la fondation PepsiCo sur la pomme de terre

Mon projet mon avenir En 2022, le financement participatif a la patate en pommes de terre !

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En janvier dernier, Miimosa a lancé un partenariat avec la fondation PepsiCo autour de l'agriculture régénératrice. D'ici fin 2022, 10 projets agroécologiques, impliquant des producteurs de pommes de terre, bénéficieront d'un financement participatif sur Miimosa, de 10 000 € supplémentaires de PepsiCo et d'une promotion plus importante sur les réseaux sociaux notamment.

champ de pommes de terre180 ha de pommes de terre sont d'ores et déjà engagés dans la démarche. (©Pixabay)

Ce partenariat entre Miimosa et la fondation PepsiCo a pour but « d'aider les producteurs de pommes de terre, engagés dans l'agroécologie, à investir dans du matériel et des technologies qui leur permettront de favoriser l'agriculture régénératrice, tout en continuant de développer leurs cultures, via des méthodes plus respectueuses des sols et du vivant », précise PepsiCo dans un communiqué. 6 projets, impliquant 11 agriculteurs, sont pour le moment concernés, pour une surface de 180 ha. 4 ont déjà collecté les fonds dont ils ont besoin et 4 autres devraient être intégrés à la démarche d'ici la fin de l'année.

Faire évoluer ses pratiques : un investissement pour les exploitations.

Outre la campagne de financement participatif sur Miimosa, et l'accompagnement apporté par la plateforme, les bénéficiaires se verront allouer une dotation de 10 000 € par PepsiCo. Autre avantage : davantage de communication, et donc de visibilité, en particulier sur les réseaux sociaux. « Faire évoluer ses pratiques agricoles représente un investissement important pour les exploitations et toutes n’en ont pas les capacités financières », insiste la fondation. Chaque mois, un porteur de projet est sélectionné après évaluation technique par le mouvement Pour une agriculture du vivant, à partir d'un « indice de régénération » qui évalue le potentiel agroécologique, puis « son impact sur la ferme ou la filière ». 

S'équiper avec du matériel spécifique

Parmi les six premiers exploitants soutenus : Paul Cotreuil et son père Sébastien, producteurs de pommes de terre dans l'Orne qui, pour lutter contre le manque d'eau récurrent dans leurs parcelles, vont pouvoir s'équiper d'une bineuse. Cette culture, Paul l'a introduite à son installation en 1995 pour « répondre à un marché de plus en plus demandeur », raconte-t-il. L'outil « servira à ouvrir les buttes pour que le sol reprenne vie, et à casser la croûte sèche pour garder la fraîcheur à l'intérieur ».

Plus d'infos dans l'article, qui lui a été consacré en juillet :
Manque d'eau en pommes de terre : pas d'irrigation, mais une bineuse !

Frédéric Raynaud, lui, s'est installé en 2005, à Massiac dans le Cantal, en production légumière. En 2014, il se diversifie dans les céréales, les pommes de terre et la viande Aubrac, le tout en bio. « En terres argileuses et volcaniques, la pomme de terre se développe bien », explique l'agriculteur qui commercialise principalement en circuits courts, chez des grossistes et magasins bio de la région. Afin de financer les machines nécessaires à la plantation et à la récolte des pommes de terre, il a lancé l'été dernier un appel aux dons de 3 000 € sur Miimosa et a récolté 12 250 € !

Des vaches pour des sols fertiles et un système cohérent

Quant à Victor Leforestier, il est la 4e génération à cultiver des pommes de terre, sur la ferme familiale à Ermenouville en Seine-Maritime. Il produit aussi des plants, ainsi que des betteraves rouges et sucrières, des céréales et du lin fibre. « Nos pratiques sont en constante évolution, aussi bien dans les champs qu'autour », indique-t-il. Depuis 15 ans, l'exploitation pratique le non-labour pour « préserver la vie du sol et lutter contre l'érosion ». « Par l'expérimentation et l'échange avec d'autres producteurs en France et à l'étranger, nous avons développé des couverts végétaux d'intercultures diversifiés et fournis », complète Victor. 

Autre grand changement en 2019 : le passage en agriculture biologique, dans l'optique « d'aller encore plus loin en matière de biodiversité ». Pour l'heure, 85 % de la surface est convertie et la totalité de la ferme devrait l'être à l'horizon 2025. Entre-temps, il faut modifier beaucoup de choses : « nos rotations, nos cultures, nos clients et nos outils », confirme l'exploitant. Surtout, la prairie temporaire revient dans l'assolement et représente même un quart de la SAU. « Une évidence, selon Victor, pour construire une structure de sol performante, qui stimule la vie de celui-ci en s'appuyant sur les processus biologiques ».

Or « sans élevage, nous exportons une partie des prairies via la vente de fourrage ou nous les broyons, ce qui consomme des carburants fossiles et est contraire à l’objectif de stocker davantage de carbone dans nos sols », fait-il remarquer. « Il ne manquait plus que des vaches pour pâturer et ainsi construire un système durable et cohérent », ajoute l'agriculteur. Le pâturage améliorerait, en outre, la fertilité des sols pour les pommes de terre. Alors un autre atelier va voir le jour : des bovins viande, élevés 100 % à l'herbe. Un investissement de 29 500 € : 17 500 € pour l'achat de génisses et 12 000 € d'équipements divers (clôtures, abreuvoirs, barrières...). Pour constituer le cheptel, une campagne de crowdfunding sur Miimosa.fr a permis de collecter fin juillet 16 935 €. 

Chaque mois, retrouvez « Mon projet mon avenir » #MPMA, un témoignage réalisé en partenariat avec MiiMOSA, site de financement participatif exclusivement dédié à l’agriculture et à l’alimentation.

nouveau logo miimosa fevrier 2022

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