Légumes en conserve et surgelés La filière des légumes transformés face à un contexte inédit

Terre-net Média

Avec la crise, les légumes en conserve et surgelés ont connu une hausse d'achats des ménages sans précédent en 2020. Toute la filière s'est alors mobilisée pour refaire les stocks sous haute tension cette campagne. Dans le même temps, elle entend garder le cap de l'amélioration continue pour répondre à l'évolution des attentes sociétales.

LégumesLa filière des légumes transformés a dû faire preuve d'une grande agilité dans ce contexte inédit. (©Pixabay)« Pratiques pour varier les repas, simples à conserver, faciles à stocker... » : dans le contexte inédit de la Covid-19, les Français ont largement plébiscité les légumes en conserve et surgelés. « Leurs achats en magasins ont enregistré des croissances records : + 8,5 % en volume pour les surgelés et + 7,7 % pour les conserves sur les neuf premiers mois de 2020 par rapport à la même période en 2019 », d'après une récente enquête menée par CSA pour Unilet, l'interprofession des légumes en conserve et surgelés. La filière a donc dû « se mobiliser et faire preuve d'une grande agilité malgré les contraintes et les surcoûts liés à la crise pour répondre à ces pics », explique Unilet.

«  Refaire les stocks de légumes sous haute tension... »

« Le fonctionnement exemplaire de la filière française des légumes transformés, basé sur l’étroite relation de contractualisation entre producteurs et entreprises ainsi que sur le rythme des saisons et les cycles naturels des légumes cultivés en plein champ, est aujourd’hui bouleversé par le contexte imprévisible. Bien sûr, la filière s’est donné les moyens de réassigner rapidement ses offres dédiées à la restauration hors domicile aux circuits de distribution à domicile, mais il a fallu attendre la campagne estivale pour refaire des stocks de légumes sous haute tension, qui avaient été produits avant la crise, lors de la campagne de 2019. [...] Aujourd’hui, les entreprises et les agriculteurs de la filière continuent de travailler main dans la main, pour faire face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés » : « hausse importante de leurs coûts de production », « mise en berne de leurs débouchés en restauration hors domicile »...

« Et garder le cap de l'amélioration continue »

La filière doit également affronter les aléas climatiques qui ont une incidence directe sur les récoltes. « Cette campagne a été particulièrement difficile, avec des volumes récoltés nettement en deçà des prévisions : - 14 % pour le pois, - 12 % pour les flageolets et - 11 % pour les haricots, créant de fortes tensions sur le marché. Dans le même temps, la filière reste déterminée et garde le cap de l’amélioration continue en maintenant ses investissements et ses engagements pour répondre à l’évolution des attentes sociétales. Elle a même déjà réussi à atteindre dès 2020 certains des objectifs de son plan de filière fixés à 2023, comme le doublement de ses productions bio accompli avec deux ans d’avance ! » La filière a également décidé de se fixer « de nouveaux défis pour aller encore plus loin, notamment en matière de transition écologique, de préservation de la souveraineté européenne, de création de valeur et de sa répartition équitable entre tous les acteurs, de contribution à l’équilibre alimentaire des Français ou encore d’information objective du grand public sur les pratiques et les démarches de progrès de de la filière ».

Elle met toutefois en garde : « l’ensemble de ces défis ne pourra continuer à être relevé qu’à condition de créer de la valeur permettant une juste rémunération de tous les maillons. Pour réussir, la véritable valeur des produits issus de la filière française doit être prise en compte par la distribution ainsi que par les consommateurs. C’est à cette condition que le secteur des légumes en conserve et surgelés pourra continuer à contribuer efficacement à la souveraineté alimentaire française et européenne en proposant des produits sains et de qualité, comme il le prouve chaque jour depuis le début de la crise sanitaire ».

À noter : L’ensemble de la filière des légumes transformés représente 1/3 des surfaces de légumes cultivés en France, 4 500 producteurs et 23 sites de production de légumes en conserve et surgelés.
La filière génère 10 000 emplois directs et des milliers d’emplois indirects. L’équivalent de 760 millions de boîtes et bocaux et 520 millions de sachets de 1 kg de surgelés sont achetés par an. 

Sites de transformation des légumes transformés(©Unilet) 


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