Maïs Récoltez dès que possible pour préserver la qualité

Terre-net Média

Dans le contexte difficile de l'année, vu l'accumulation de handicaps pour le maïs, l'Agpm conseille de récolter sans tarder, histoire de préserver la qualité, quitte à élever les coûts de séchage.

FusariumLe développement de Fusarium graminearum est fortement lié aux récoltes tardives. (©Terre-net Média)

« Les handicaps se sont accumulés en 2013, explique l'Association générale des producteurs de maïs. Inutile d’attendre trop pour la récolte du maïs grain au risque de voir, en plus, rendement et qualité se dégrader au champ même si la note de frais de séchage sera nettement plus élevée que ces dernières campagnes. »

Le maïs conserve toutes ses promesses pour la constitution des stocks alimentaires à condition d'évaluer les conséquences des événements climatiques qu’il a pu subir.

L'Agpm détaille les différentes situations possibles. Le maïs grain récolté et conservé humide pour l’alimentation animale, en particulier des porcs, soit sous forme de grain humide broyé ensilé (Mgh broyé-ensilé), soit sous forme de grain humide entier inerté (Mgh entier-inerté) doit assurer une bonne qualité nutritionnelle, qui dépend de sa valeur énergétique, et sanitaire, qui passe par l'absence de mycotoxines. « Ses deux conditions seront remplies à condition de veiller à récolter un maïs sain au bon moment. »

Organiser la récolte

Il est recommandé de visiter chaque parcelle à l’approche de la récolte afin de noter l'état de la culture (blessures et/ou perforations par insectes foreurs, etc.) et d'estimer le risque de colonisation par les fusarium qui produiront d'autant plus de toxines que la récolte est retardée. « Dans tous les cas, l’objectif reste de réaliser une récolte précoce, favorable à une bonne qualité sanitaire. Dès que la date de maturité physiologique est atteinte (entre 32 et 35 % d’humidité selon les types de grain et les conditions de fin de cycle), repérable avec l’apparition du point noir à la pointe des grains, il n'y a plus rien à gagner à laisser le maïs au champ, si ce n'est une perte d'humidité, sans intérêt pour une conservation humide. » 

Au démarrage de chaque parcelle, vérifier l'état des épis afin de récolter des grains propres. Il faut ajuster les réglages de la moissonneuse-batteuse, quitte à ralentir le chantier, pour mieux nettoyer et laisser au champ les pointes colonisées par fusarium graminearum. « Cette année, une attention plus particulière doit être portée sur les semis tardifs suivis de récoltes tardives ou retardées pour la surveillance de l’évolution de la qualité sanitaire. 

0,2 point par semaine, c’est la perte d’humidité moyenne du maïs en conditions climatiques normales en novembre. Dans ces conditions, mieux vaut récolter le maïs grain sans tarder. » 

Source : Agpm-info technique d'octobre 2013

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