Publi-information

État des colzas Une floraison plus longue et plus hétérogène que d’habitude

Corteva

Avec des épisodes de gel et des températures plutôt froides qui ont perduré, la floraison du colza s’étale sur une période plus longue que les années précédentes. Bien avancés dans le Sud, les colzas alsaciens, quant à eux, commençaient tout juste à fleurir le 14 avril.

Colzas gelés et colzas fleurisColzas gelés et colzas fleuris, une situation française contrastée. (©Corteva)

Dans la plupart des régions, la floraison du colza est plus longue que d’habitude. Les épisodes de gel ont souvent provoqué des avortements, et le froid a ralenti la croissance des plantes. La présence en quantité parfois importante de méligèthes a aussi perturbé le bon développement des boutons floraux. Dans les parcelles concernées par le gel ou des attaques d’insectes, tout reposera maintenant sur la bonne capacité de compensation du colza.

En Normandie, des difficultés à fleurir

En Normandie, et dans l’ouest de l’Ile de France, la floraison a démarré dans les premiers jours d’avril, mais de façon très étalée selon les parcelles et les variétés. Les colzas qui ont souffert de dégâts d’insectes ou de gel ont du mal à fleurir ou leur floraison est très hétérogène. C’est notamment le cas dans des parcelles de Seine-Maritime, à l’ouest de l’Eure et plus localement en Basse-Normandie et Ile-de-France. Terres Inovia estime que les premières fleurs mettront plus de temps à sortir car elles proviendront surtout des ramifications secondaires et tertiaires.

La Bretagne semble cependant, moins concernée par le gel, et les colzas dont les premières parcelles ont commencé à fleurir le 15 mars sont en moyenne au 20 avril, entre les stades pleine floraison et formation des siliques. 

Dans les Hauts-de-France, le 20 avril, les parcelles les plus avancées sont au stade « chute des pétales », alors qu’un quart des parcelles n’ont pas encore démarré leur floraison. Le gel a tout de même endommagé la floraison dans certains secteurs, voire a fait avorter les premières siliques dans les parcelles les plus avancées. Les températures plus élevées et la fin des gelées matinales permettent aux colzas de reprendre un développement rapide. La majorité des parcelles en retard devraient entrer en floraison dans les jours qui suivent le 21 avril.

Dans l’Est, des colzas hétérogènes

En Champagne-Ardenne, au 14 avril, la moitié des colzas n’a pas encore commencé à fleurir et le début de floraison est souvent hétérogène au sein des parcelles. Les parcelles les plus précoces sont en revanche déjà au stade « premières siliques ». La présence de méligèthes a été importante cette année, et continue à présenter un risque.

En Lorraine, la floraison est moins avancée. Au 14 avril, seules 40 % des parcelles ont commencé à fleurir (F1 et F2) et la majorité des colzas est au stade « boutons séparés ». Certains colzas ont été touchés par le gel, et la présence de méligèthes est importante. Ils sont présents dans 90 % des parcelles. Les observateurs du BSV estiment que certains colzas ont été fragilisés par la pression larvaire et le gel et seraient donc plus sensibles aux pertes de boutons occasionnés par les méligèthes. En Alsace, le colza est encore plus tardif. A la même date, seules 43 % des parcelles voient apparaître leurs premières fleurs. Les méligèthes sont présents dans l’ensemble de la région, avec une pression moyenne, mais comme dans les autres régions, la période de sensibilité des cultures à ces insectes est plus longue que d’habitude. Des avortements liés au gel ont été localement signalés.

En Bourgogne, le thermomètre est descendu jusqu’à – 7°C les nuits du 5 et 6 avril, et le gel a provoqué dans certains secteurs des dégâts, avec des siliques qui n’évoluent pas ou ne sont plus viables. L’impact des ravageurs, combiné aux épisodes de gel, ont mené au retournement de certaines parcelles. Heureusement ailleurs, avec le retour de températures plus élevées autour du 20 avril, la floraison semble mieux s’engager et la majeure partie des parcelles sont en pleine floraison et formation de siliques.

Le Sud-Ouest souffre du sec

Dans le Sud-Ouest, la floraison a démarré début mars et les colzas sont aujourd’hui autour des stades G2, apparition des dix premières siliques à G4, dix premières siliques bosselées. Ces dernières semaines les cultures ont été un peu impactées par les méligèthes ou par les épisodes de gel, mais c’est surtout du sec qu’ils souffrent, en particulier dans les sols peu profonds ou dans les parcelles où les colzas ont été mal enracinés. Terres Inovia recommande dans ce cas, lorsque c’est possible, de déclencher l’irrigation pour compenser la sécheresse et les avortements. 

En Auvergne et Rhône Alpes, la floraison s’achève à la mi-avril dans une grande partie des parcelles. Les siliques sont en formation. Le gel a touché la quasi-totalité du territoire mais sans causer de dégâts rédhibitoires.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Chargement des commentaires