Les cours du blé évoluaient encore dans le rouge ce lundi à la mi-séance sur Euronext, malgré un regain de fermeté de la tendance outre-Atlantique et un retournement baissier de la parité eurodollar pourtant favorable à la compétitivité des origines UE sur la scène internationale. L’intensification des frappes russes en Ukraine et leur impact de plus en plus critique sur la capacité d’exportation du pays par voie maritime suscitent en effet un rapide regain de préoccupations dans le marché, après les espoirs de paix dans la région qui avaient accompagné la fin d’année 2025.
Les conditions climatiques dans le Midwest américain commencent également à attirer l’attention des opérateurs compte tenu du déficit hydrique marqué enregistré depuis plusieurs semaines et de la vague de froid qui a frappé les cultures du Kansas fin décembre. Les prix du maïs européen étaient également orientés légèrement à la baisse ce lundi à la mi-journée, dans le sillage du blé tendre et en réaction à des importations en provenance d’Europe de l’Est de plus en plus soutenues.
Vers 13h00, le blé Euronext à échéance mars 2026 se dégradait de 1 €/t, à 188,25 €/t, tandis que le contrat mai 2026 se relâchait de 0,50 €/t, à 190,50 €/t. Le maïs Euronext à livraison mars 2026 reculait de 0,25 €/t, à 187,50 €/t, le terme juin 2026 s’immobilisait à 189 €/t.