Quand réaliser le dernier apport d’azote du blé ?
Le dernier apport est généralement réalisé entre le stade 2 nœuds et le stade gonflement. Durant cette période, le blé peut absorber jusqu’à 7 kg d’azote/ha/jour. Au stade fin montaison, l’efficacité des engrais dépasse régulièrement 90 % de la dose apportée.
Un troisième apport trop précoce (stade 2 nœuds) peut entraîner une consommation de luxe, alimentant des tiges qui ne monteront pas à épis ou produiront très peu de grains.
Ce troisième apport a deux objectifs :
- Poursuivre l’alimentation et la production de grains du blé,
- Augmenter la teneur en protéines des grains.
Un apport de 40 à 80 unités améliore généralement :
- Le rendement de 3 à 5 q/ha,
- La teneur en protéines de 0,3 à 0,5 %.
Pourquoi choisir l’ammonitrate MYPREMIAN® 33,5 pour le dernier apport d’azote du blé plutôt que l’urée ou la solution azotée ?
La disponibilité immédiate de l’azote nitrique
L’azote nitrique (NO3-) est facilement absorbé par les plantes et est directement disponible même lorsque le sol est froid.
L’azote nitrique est mobile dans le sol et atteint rapidement la racine des plantes. C’est la forme préférée d’absorption des plantes.
La faible sensibilité à la volatilisation
La volatilisation de l’ammoniac est le processus par lequel l'ammonium (NH4) se transforme en ammoniac (NH3) sous forme gazeuse et est rejeté dans l'atmosphère.
Celui-ci se produit à la surface du sol à partir d'ammoniac, d'urée. Cette perte d'azote par volatilisation de l'ammoniac est étroitement liée aux conditions du sol (pH, capacité d'échange, porosité, teneur en eau, etc.) et aux conditions météorologiques locales (précipitations, température, vitesse du vent, humidité de l'atmosphère, etc.).
La composition chimique de l'engrais minéral (Figure 1) et sa forme (liquide ou solide) sont des paramètres importants qui déterminent la volatilisation de l'ammoniac

Figure 1 : La composition chimique de l'engrais minéral
L’utilisation de MYPREMIAN® 33,5 permet d'éviter les pertes liées à la volatilisation causées par la transformation de l'urée en ammonium et de l'ammonium en nitrate. Cet atout permet un meilleur taux de protéines notamment en blé tendre et dur lors du dernier apport d’azote au stade DFP/gonflement même par des conditions météorologiques très favorables à la volatilisation.

Figure 2: Potentiel de volatilisation en % de N apporté

Équation 1: Observations sur le terrain essais 2021-22 Jaunay-Marigny (86)
Et s’il ne pleut pas ?
Enfin, la crainte d’une mauvaise valorisation de l’azote apporté tardivement (fin avril à mi-mai) n’est pas statistiquement fondée : en effet, sept années sur dix, il pleut suffisamment pour qu’un apport soit valorisé.
Là encore l’apport d’azote en ammonitrate a tout son sens car il pourra attendre le retour de la pluie sans risque de volatilisation.