Editorial Comme chez Astérix ?

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Que le Français soit râleur et querelleur est connu. Je dirais même que c’est culturel. Un peu comme... (édito de la rédaction paru dans Terre-net Magazine n°31 de décembre 2013).

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Pierre Boiteau, journaliste

(©Terre-net Média)Par Pierre Boiteau, journaliste directeur des rédactions

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Que le Français soit râleur et querelleur est connu. Je dirais même que c’est culturel. Un peu comme dans les bandes dessinées d’Astérix le Gaulois avec les chamailleries du village et les gnons aux Romains. Il en va en agriculture comme dans tous les domaines. Pour ou contre l’écotaxe, le bio, les Ogm, les grandes exploitations, la redistribution des aides européennes… Jusqu’à un certain point, c’est naturel. Les débats au sein de la société sont sains. 

Mais attention aux pièges que sont l’immobilisme, l’intolérance voire la haine. L’immobilisme, c’est quand nous ferions mieux d’avancer au lieu de passer notre temps à rouspéter ou à nous opposer. Bon sang de bonsoir, ne peut-on pas laisser la place à tout le monde ? La diversité a du bon. Elle est l’une des clés de la force d’un groupe. Ne peut-on pas accepter d’avoir plusieurs types d’agriculture différents ? Pendant que nous nous posons la question, pendant que nous empêchons des projets de se construire, d’autres pays ont une agriculture qui avance, qui progresse avec tout le dynamisme issu de ses diversités. 

L’intolérance voire la haine, c’est quand chacun commence à accuser l’autre de son malheur. On l’observe plus souvent en France depuis la crise économique de 2008. Avoir un bouc émissaire évite à la fois de se remettre en cause et de se poser les bonnes questions. Facile. Mais inutile. Cela empêche de repartir sur une bonne voie. Ne pas être d’accord est une chose, se haïr en est une autre. En agriculture aussi. La preuve : on a vu déferler l’intolérance, voire les noms d’oiseaux, dans les propos du grand public mais aussi entre céréaliers et éleveurs lors du blocus de Paris fin novembre. Excellent pour notre image auprès de la société. Excusez l’ironie ! 

Le Français est râleur… mais comme dans Astérix où tout se termine par le banquet final, nous finissons toujours par nous retrouver unis. Même après une période de zizanie. Ferons-nous comme dans les bandes dessinées ?


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