Aides Pac 2008-2012 FN et Dlr dénoncent les pénalités infligées par Bruxelles

Afp

Paris, 4 juin 2014 (AFP) - Le Front national et Debout la République ont dénoncé mercredi les pénalités imputées à la France par la Commission européenne pour avoir touché des subventions agricoles indues.

« Alors qu'un agriculteur se suicide tous les deux jours en France selon la dernière étude de l'Invs (Institut de veille sanitaire, ndlr), Bruxelles ne trouve pas mieux à faire que de s'attaquer à la filière agricole française », dénonce Nicolas Dupont-Aignan, patron de Debout la République, dans un communiqué.

Pour l'ex-candidat à la présidentielle, « la Commission européenne devrait plutôt s'occuper en urgence de la concurrence déloyale au sein de l'Union européenne et de l'ouverture totale des frontières qui met notre agriculture en concurrence avec des pays comme les Etats-Unis aux normes sociales et environnementales très faibles, notamment dans le domaine des protéines végétales. » « La France est le deuxième pays à contribuer au budget européen et verse environ 6 milliards d'euros de plus qu'elle ne reçoit. Bruxelles devrait donc d'abord rembourser la France avant d'évoquer des pénalités ! », écrit le député de l'Essonne.

« Le montant de ce redressement pourrait atteindre cette année la somme astronomique de 3,6 milliards d'euros, soit l'équivalent de plus des deux tiers du budget annuel du ministère de l'Agriculture », s'indigne de son côté le FN. « Une situation absurde puisqu'il ne s'agit pas de fraudes, mais d'un différend lié aux méthodes de calcul utilisées », argue le parti d'extrême droite. « Le Front national dénonce ce nouveau chantage bruxellois et appelle à la renationalisation de la politique agricole afin que la France puisse aider ses agriculteurs selon ses propres critères et besoins », demande le communiqué.

La France négocie avec la Commission européenne une révision à la baisse des pénalités qui lui sont imputées pour avoir touché des subventions agricoles indues, dont elle conteste le montant qui atteindrait 1,8 milliard d'euros selon Bruxelles. Révélé mercredi par le quotidien Le Parisien et confirmé par le ministère de l'Agriculture et la Commission, le litige porte notamment sur la taille des parcelles éligibles aux aides de la Pac, la Politique agricole commune, dont l'Hexagone est le premier bénéficiaire. 


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous