Phosmet Les producteurs d'oléoprotéagineux demandent le maintien de cet insecticide

AFP

Les producteurs d'oléoprotéagineux, et notamment de colza, souhaitent le maintien d'un insecticide, le Phosmet, dont l'approbation doit être réexaminée prochainement par Bruxelles, indique lundi une fédération agricole spécialisée.

Ce produit est pour l'instant sans alternative « efficace et crédible », notamment contre des insectes qui mettent les cultures en péril à l'automne, affirme la Fop dans un communiqué. « À l'heure où la France doit faire part à la Commission européenne de sa décision sur la ré-autorisation du Phosmet, la Fop alerte (...) sur les conséquences dramatiques pour les producteurs de colza qu'aurait une position de leur part en faveur du retrait de ce produit qui protège le colza des ravages de certains insectes », poursuit le syndicat agricole, affilié à la FNSEA.

La Fop affirme que, « selon des études concordantes, la suppression de ce produit entrainerait une baisse des surfaces de colza de près de 300 000 hectares ». Elle souligne par ailleurs la « fragilisation du tissu industriel » qu'entraînerait la suppression de ce produit phytosanitaire, synonyme selon elle d'une « perte d'environ 1 million de tonnes de graines, soit l'équivalent d'une des principales usines françaises de trituration ».

Elle indique également que la suppression de ce produit entraînerait une dépendance accrue de la France aux protéines importées pour l'aliment du bétail, dont le soja OGM, notamment du Brésil, où cette culture est pointée du doigt pour son incidence sur la déforestation. 

Afin de réduire cette dépendance, le gouvernement a présenté début décembre un nouveau plan protéines, à l'ambition duquel la suppression du Phosmet porterait « un coup d'arrêt fatal », selon la Fop. L'approbation du Phosmet par les autorités européennes arrive à échéance le 31 juillet 2021, selon l'Anses (agence de sécurité sanitaire). « On a besoin de conserver des moyens de production », avait déclaré Arnaud Rousseau, président de la Fop lors d'un entretien récent à l'AFP. « Que signifierait un plan protéines si, in fine, on n'est pas capable de produire, ça n'a pas de sens », avait-il ajouté.


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