1.000 tracteurs à Paris le 3 septembre Pourquoi les céréaliers de l’Agpb iront manifester

Terre-net Média

Jeudi 3 septembre à Paris, l’action syndicale initiée par la Fnsea et Jeunes agriculteurs ne réunira pas que des éleveurs, loin de là. En manque de revenus malgré une bonne moisson 2015, les céréaliers de l’Agpb seront eux-aussi présents pour dénoncer le poids des normes et de la fiscalité.

Philippe Pinta, lors du congrès 2014 de l'Agpb.Philippe Pinta, lors du congrès 2014 de l'Agpb. (©Agpb)

« Les normes superflues qui contribuent à faire exploser les charges et à baisser notre compétitivité et nos revenus, ça suffit », a dénoncé Philippe Pinta, président de l’Agpb, lors de la présentation d’un bilan de la moisson jeudi 27 août. « C'est pourquoi on sera à Paris le 3 septembre avec la Fnsea ».

Selon l’Agpb, le record de production – plus de 40 Mt de blé récolté pour cette moisson 2015 – « ne contribuera guère à redresser le revenu des céréaliers ». Les céréaliers veulent être compétitifs, « mais à l’inverse de ce qui se passe chez nos concurrents, les Pouvoirs publics ne cessent de les pénaliser dans leurs arbitrages nationaux de mise en œuvre de la Pac et en multipliant en matière d’environnement des normes superflues ou émotionnelles qui freinent la production et en font exploser les coûts. »

L’Agpb, comme la Fnsea, demande un « moratoire sur les normes », et une « fiscalité plus innovante », notamment en matière de gestion des aléas.

Les céréaliers de la Fnsea ne digèrent toujours pas les mesures prises par la France en matière de convergence des aides Pac ou de paiement redistributif en faveur des 52 premiers hectares.

« Qu’on nous redonne notre liberté d’entreprendre ! »

Dans le détail, le champ des revendications des céréaliers est large. « Les conditions d’irrigation restent trop restrictives. En matière de biodiversité, les règles actuelles font que trop de foncier est sanctuarisé », énumère Philippe Pinta.

Les céréaliers dénoncent également une Mae en faveur des zones intermédiaires « inapplicable sur le terrain ». « Le cahier des charges est trop contraignant. Il faut absolument le réviser ». Mais avant que d’éventuelles modifications soient apportées, l’Agpb doit encore convaincre le ministère de l’Agriculture de présenter une nouvelle version à Bruxelles.

Tous les scopeurs réunis à Paris 

« C’est parce qu’ils ne veulent plus de postures, de paroles, de réunions mais des actes et des faits que les producteurs de la Fop répondront massivement à l’appel de la Fnsea pour manifester à Paris, le 3 septembre prochain, puis le 7 septembre à Bruxelles », explique également Gérard Tubery, le président de la Fop (Fédération des producteurs d'oléoprotéagineux) dans un communiqué.

« Ils rappelleront aussi à cette occasion qu’ils ne souhaitent qu’une chose : produire plus et produire mieux tout en produisant français, seule façon de contribuer, dans un contexte incertain et anxiogène, à la reprise de la croissance dans notre pays et de redonner des raisons de croire en son avenir ».


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