Réforme de la Pac Les propositions françaises inquiètent les producteurs de grandes cultures

Terre-net Média

Alors que le ministère de l’agriculture a présenté ses pistes pour le plan stratégique national de la future Pac, les arbitrages potentiels inquiètent les producteurs de l’AGPB, l’AGPM, la CGB, et la FOP. Ils redoutent en effet le rythme de la convergence des aides, le taux de paiement redistributif, et des critères trop restrictifs pour accéder à l’éco-régime, des choix qui pourraient aggraver une situation économique déjà difficile sur de nombreuses exploitations.

De « vives inquiétudes » concernant la future politique agricole commune, c’est le constat que partagent les producteurs de grandes cultures de l’AGPB, l’AGPM, la CGN et la Fop, face aux premières propositions du ministère de l’agriculture sur la déclinaison nationale de la future Pac. Les mesures actuellement sur la table « risquent de pénaliser de nouveau les exploitations de grandes cultures », dénoncent les organisations dans un communiqué diffusé le 24 mars.

Plusieurs points sont mis en cause : ainsi, la convergence des aides se poursuivrait sans compensation pour les zones les plus impactées et sans adaptation des aides couplées. Parallèlement, les critères d’accès à l’éco-régime (nouvelle version du paiement vert) sont trop restrictifs selon les organisations pour qui cette aide « doit être accessible à tous et sans distinction de modèles, avec la reconnaissance de schémas de certifications tels que la certification environnementale de niveau 2 et la certification maïs ».

Les organisations attirent également l’attention sur la situation des zones intermédiaires, « ces territoires aux potentiels de production limités par des contraintes naturelles, nécessitant en effet une aide complémentaire », comme un soutien accru à l’investissement.

Si les filières sont mobilisées pour renforcer la souveraineté alimentaire et progresser dans la transition agroécologique, elles rappellent aussi que « depuis 8 ans, le revenu annuel moyen des producteurs de grandes cultures est de moins d’un Smic par an. Chute des prix de marchés depuis 2012 et forte volatilité, conséquences des dernières réformes de la Pac et réduction des moyens de production, expliquent cette réalité », ajoutent les associations.


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