; Guerre en Ukraine : l'Union européenne va aider l'Afrique contre la famine

Exports de céréales ukrainiennes bloqués Un milliard d'euros pour lutter contre l'insécurité alimentaire en Afrique

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Les Vingt-Sept ont aussi lancé un plan d'action pour aider l'Afrique à l'occasion d'une réunion de leurs chefs de la diplomatie à Luxembourg.

« 20 millions de tonnes de blé restent bloquées en Ukraine. Cela créé la faim voire la famine. Il s'agit d'une tentative délibérée d'utiliser l'alimentation comme une arme de guerre », a dénoncé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à l'issue la réunion. « C'est un véritable crime de guerre. Je ne peux pas imaginer que cela durera encore longtemps : sinon, ce serait vraiment quelque chose dont la Russie serait tenue responsable », avait-il averti à son arrivée.

« La Russie doit cesser de jouer avec la faim dans le monde », avait pour sa part averti la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna. « La Russie doit cesser le blocus des ports de l'Ukraine et arrêter de détruire les infrastructures de stockage du pays », a-t-elle ajouté. Mme Colonna a aussi promis d'aider les Ukrainiens « dans la durée » sur les plans politique, humanitaire et militaire. « Un message est adressé à la Russie et elle doit le comprendre », avait-elle souligné.

Un plan d'action pour l'Afrique

Toutefois aucune nouvelle enveloppe financière n'est pour l'instant en discussion, selon Josep Borrell. « Je ne vais pas donner d'indication sur les armes fournies, mais du point de vue financier, nous n'avons pas encore épuisé les fonds de la quatrième tranche », a-t-il dit.

Les États membres de l'UE ont alloué deux milliards d'euros en quatre tranches de 500 millions pour financer les achats et les livraisons d'armements à l'Ukraine.

Les Européens ont par ailleurs promis d'allouer un milliard d'euros pour lutter contre l'insécurité alimentaire provoquée en Afrique par le blocage des exportations de céréales ukrainiennes et le renchérissement par Moscou de ses ventes de céréales via une taxe de 30 % à l'exportation, a annoncé Josep Borrell.

« J'ai soumis aujourd'hui aux ministres (européens) un plan d'action pour renforcer la production agricole, stabiliser les échanges commerciaux et lancer une plus grande coopération internationale », a-t-il ajouté.

Expliquer les sanctions européennes

Pour lutter contre la désinformation pratiquée par Moscou, le responsable espagnol a annoncé qu'il enverrait une lettre à tous les ministres africains chargés des Affaires étrangères « pour leur expliquer les sanctions européennes et leur champ d'action ». « Les sanctions européennes ne concernent ni les exportations de céréales ni les engrais », a-t-il rappelé.

« L'UE continuer de payer ses achats de gaz à la Russie. Les pays africains peuvent continuer à acheter des céréales et des engrais à la Russie. Toutes les banques russes n'ont pas été exclues du système international SWIFT », a souligné Joseph Borrell.

« C'est la Russie qui bloque les exportations de céréales de l'Ukraine, qui détruit les ports, les infrastructures et les stocks alimentaires », a-t-il insisté.

« La guerre menée par la Russie contre l'Ukraine va s'éterniser et le tribut sera lourd. Les bombardements russes se multiplient et visent des cibles civiles. L'objectif du Kremlin est d'anéantir l'Ukraine, ses villes, ses infrastructures, de faire disparaitre le concept de nation ukrainienne », a-t-il accusé.


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