Blé tendre La France joue dans la cour des grands exportateurs

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D’après une veille concurrentielle réalisée par le cabinet Agrex Consulting, le blé tendre français a conservé en 2019 sa quatrième place au classement des origines les plus compétitives.

stock de bleParmi les atouts du blé tendre français, le cabinetAgrex Consulting évoque la régularité des exportations (©AdobeStock)

Comme en 2017 et 2018, la France est en 2019 arrivée quatrième au classement mondial des pays les plus compétitifs en matière d’export de blé tendre. C’est le résultat d’une veille concurrentielle effectuée par le cabinet Agrex Consulting et présentée lors d’une conférence de presse de FranceAgriMer, le 10 novembre.

Derrière la Russie, les États-Unis et le Canada, « la France joue dans la cour des grands », résume Benoît Bécher, d’Agrex Consulting.

Malgré « des exploitations de taille plus réduite par rapport à ses principaux concurrents et une clientèle historique centrée sur l’Union européenne et l’Afrique en 2019 », notre pays dispose de plusieurs atouts : « une bonne organisation de la filière, une proportion très élevée de blé meunier dans la production, la régularité des exportations ».

Pour dépasser ses concurrents et se hisser sur le podium, la France devra actionner plusieurs leviers, détaille le cabinet. Il s’agira notamment « d'optimiser les contraintes réglementaires, phytosanitaires et parasitaires ».

« Notre principal handicap, c’est la stabilité des rendements, alors qu’on garde notre potentiel de progression génétique. Mais il est absorbé par les contraintes phytosanitaires », explique Benoît Bécher.

Améliorer le soutien direct à la production permettrait aussi de gagner en compétitivité. L’analyste développe : « En France, le système céréalier est moins aidé que chez les grands compétiteurs mondiaux. »

« Les soutiens étant conditionnés par les rendements, ils sont de 3-4 €/q en Roumanie ou en Russie, de 5 €/q aux États-Unis, et on atteint seulement 2 €/q en France», illustre-t-il.

Pour établir son classement, Agrex Consulting s’est intéressé aux principaux pays producteurs et importateurs, couvrant 77 % de la production mondiale de blé tendre.

Les experts se sont appuyés sur six grands axes de compétitivité des pays étudiés : le potentiel de production, les facteurs agroclimatiques et macroéconomiques, le portefeuille et le potentiel de conquête des marchés, l’organisation de la filière.

Le podium

Premier du classement des pays les plus compétitifs en 2019, la Russie se caractérise par des coûts de production et de main-d’œuvre faibles. Les rendements à l’hectare et la logistique sont encore des points faibles, mais progressent. « Sur 20 à 30 ans, les Russes peuvent augmenter de 50 % leur potentiel de production », prévient Benoît Bécher.

Les États-Unis, deuxième exportateur mondial, disposent « d’une grande diversité de pays clients et d’une capacité logistique très adaptée ».

Quant au Canada, s’il dispose de « blés de bonne qualité avec un système de classification reconnu à l’international et de bonnes capacités logistiques », il « reste handicapé par ses contraintes climatiques, son éloignement par rapport aux marchés porteurs et des coûts de production élevés ».

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