Filière sucre La Thaïlande, l’autre géant sur les marchés mondiaux

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Les deux tiers de la production de sucre thaïlandais sont destinés à l’exportation. Le pays est le seul d’Asie à être nettement excédentaire.

 (©Confédération des planteurs de betteraves.)Après le Brésil, l’autre grand de l’industrie du sucre est la Thaïlande. Second exportateur mondial avec une production de 10 millions de tonnes environ (Mt), elle est le seul pays asiatique excédentaire avec des quantités exportables estimées à 7 millions de tonnes, un potentiel durable de développement équivalent compris entre 2 et 3 millions de tonnes en moyenne et une augmentation des surfaces de 250 mille à un million d’hectares. Tout dépendra cependant de la volonté des agriculteurs thaïlandais de se tourner vers la culture de cannes à sucre en abandonnant la riziculture dans les parcelles les moins productives.

En attendant, le gouvernement prévoit d’ores et déjà la construction d’une dizaine d’unités industrielles de production de sucre.  

L’instabilité institutionnelle et les conflits sociaux pourraient remettre en question les objectifs d’expansion de la filière sucre à l’international. Le sucre thaïlandais pourrait cependant être plus compétitif sur les marchés internationaux si le baht se dévaluait fortement suite à la défiance des marchés financiers. Mais dans le même temps, une partie croissante de la production de sucre thaïlandais sera destinée au marché intérieur dans les prochaines années.

Une hausse de la production en 2014

Après avoir baissé l’an passé, la production devrait augmenter de 700.000 tonnes en 2014 grâce à de nouveaux gains de productivité. Avec des rendements de canne à sucre de 68 t/ha ; les gains de compétitivité attendus de 1 % par an pourraient pousser la production à 73 t/ha en 2020.

Le coût de revient compris entre 17 à 20 cents la livre, complété par la cogénération de 3 cents par livre rend le sucre thaïlandais bon marché et surtout, la filière particulièrement rentable. Disposant de mélasse et de tapioca, la Thaïlande veut aussi devenir le leader asiatique du bioéthanol en valorisant et en exportant ses surplus vers les marchés régionaux.

Le conseil des ministres de l’Agriculture a donné un mandat de négociation à la Commission européenne pour renégocier les modalités des échanges commerciaux entre l’UE et la Thaïlande. Faisant partie des « grands », le pays ne pourrait plus bénéficier, à partir de 2015, du système de préférences généralisées de l’Union européenne qui lui garantit jusqu’à présent des avantages en termes d’échanges commerciaux.  

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