Devrand Maxi Couv Semez des couverts végétaux avant la moisson !

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Les Ets Devrand et la Chambre d’agriculture de Bretagne se sont associés pour concevoir, fabriquer et tester une machine permettant de semer des couverts végétaux ou des dérobées de fourragères sous cultures sans travail du sol. Meilleure organisation du travail dans l’année, réduction de charge, couvertures du sol optimisées, les premiers tests montrent de nombreux avantages. Ce matériel a par ailleurs été récompensé d’un Innov'Space 2018.

Devrand Maxi Couv, semer un couvert avant la moissonDevrand Maxi Couv : semez un couvert avant la moisson. (©Devrand)

L'innovation du Maxi Couv de Devrand réside dans sa capacité à semer de petites graines de couverts ou de dérobées fourragères jusqu'à 24 mètres de large (3 réglages de largeur 18, 21 ou 24 mètres) et ainsi permettre aux agriculteurs de réaliser le semis en roulant dans les passages de roues déjà en place dans la culture.

Les outils présents sur le marché ne dépassent généralement pas les 10-12 mètres dans les conditions du semis (juste avant la moisson d'une céréale) et ne permettent donc pas un semis de couverts sous cultures sans travail du sol. En plus de la rampe à dépliage hydraulique et des semoirs, pour protéger la récolte en place, une bâche se fixe sous le tracteur pour limiter les chocs aux cultures.

Un matériel simple mais de nombreux avantages

Les avantages semblent nombreux. Tout d’abord une meilleure répartition de la charge de travail annuel dans le cadre d’une exploitation de polyculture-élevage. Grâce à ce matériel, la période des semis de couvert est avancé d'un mois, ce qui permet de diminuer la charge de travail estival (moissons, récolte de la paille, fertilisation et semis des colza, semis des prairies et des couverts...).

Lors de ses essais de mise en place, la Chambre d’agriculture de Bretagne a mesuré une amélioration du débit de chantier de 94 % soit une économie moyenne d'1h20 de temps de travail par hectare par rapport à un semis classique avec travail du sol.

De plus, l’absence de travail du sol entraîne une réduction de 83 % du coût d'implantation des couverts végétaux soit en moyenne une économie de 45 €/ha (consommation fioul plus faible, moins de pièces d'usures et moins de main d'œuvre.)

L’objectif est également de viser une amélioration et une sécurisation du rendement du couvert végétal grâce à un semis précoce et moins dépendant des conditions météorologiques après moisson. En effet, le semis aux pieds des céréales permet une meilleure implantation.

Enfin, un avantage constaté lors des essais aux champs réalisés par la Chambre d’agriculture de Bretagne est une amélioration de la portance des sols lors des chantiers de récolte ainsi qu’une destruction facilitée en sortie d'hiver par rapport à un couvert semé classiquement.

10 % de rendement en plus

Dans son compte rendu d’essai, les techniciens de la Chambre d’agriculture précisent : « Grâce à un semis précoce (avant la moisson), le couvert ou la dérobée peut accumuler en moyenne plus de jour et de durée d’ensoleillement qu’un couvert semé quelques semaines après la moisson. On observe globalement des rendements comparables voire légèrement supérieurs sur les parcelles semées à la volée avant la moisson par rapport aux parcelles semées avec travail du sol après la moisson. En moyenne, sur les 26 parcelles suivies en 2017 par la Chambre d’agriculture, les rendements en novembre 2017 étaient 10 % plus importants sur les parcelles semées avant moisson (2,6 tonnes de MS/ha contre 2,31). » Toutefois, ils complètent leur analyse en précisant : « De nombreux facteurs entrent en jeux pour construire un rendement (date de semis, type de sol, espèces, densité, conditions météorologiques, fertilisation…). Nous ne pouvons pas affirmer statistiquement que ces rendements plus importants sont liés uniquement à la technique de semis. »

À noter que le semis doit intervenir le plus près possible de la moisson. En effet, la synthèse des observations réalisées mettent en évidence un lien étroit entre la réussite de l’implantation du couvert et le délai entre le semis à la volée du couvert et la récolte de la céréale.

Toutefois, certaines limites sont à observer. Par exemple, le semis est à réserver à des parcelles sans risque de développement d’adventices vivaces. Sans travail du sol, celles-ci seraient trop compétitives après la moisson. Le Maxi Couv de Devrand semble donc prometteur. Le premier modèle a d’ailleurs déjà été commercialisé.

Voir la vidéo promotionnelle du semoir Devrand :

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