État des nappes phréatiques Une recharge « satisfaisante » en mai, exceptée sur une large partie du Nord-Est

AFP

La recharge des nappes phréatiques est « satisfaisante » en mai, à l'exception de l'Alsace ou du couloir rhodanien, a indiqué jeudi le BRGM, alors que Météo-France anticipe un été sec dans le sud de l'Hexagone.

Situation des nappes phréatiques au 1er juin 2020Situation des nappes phréatiques au 1er juin 2020. Cliquez sur l'image pour l'agrandir. (©BRGM)  « Les niveaux du mois de mai traduisent une recharge 2019-2020 conséquente. La situation est satisfaisante, avec des niveaux supérieurs à la moyenne sur une grande partie du territoire », indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel. En particulier « dans le bassin aquitain et sur le pourtour méditerranéen, les nappes ont bénéficié d'apports supplémentaires en mai et certaines affichent des niveaux hauts à très hauts ».

À l'inverse, « la situation est moins favorable sur une large partie nord-est de la France : les nappes de la plaine d'Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l'est du Massif Central, affichent toujours des niveaux modérément bas à bas ». « On s'inquiète un peu pour la nappe d'Alsace », a indiqué Violaine Beault, hydro-géologue du BRGM, lors d'une conférence de presse en ligne.

Les pluies de juin pourraient « avoir un effet bénéfique localement sur les nappes les plus réactives », estime le BRGM. Mais « en cas de pluies insuffisantes engendrant une sécheresse des sols et une demande en eau accrue, la situation pourrait se dégrader rapidement sur les nappes réactives ou fortement sollicitées », avertit-il. Des restrictions pour l'usage de l'eau sont déjà en vigueur dans 12 départements, essentiellement en Loire-Atlantique, Vendée, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, Ain et Drôme.

En 2019, la France a connu un épisode de sécheresse exceptionnel, avec 88 départements en alerte ou soumis à des restrictions. Pour 2020, Météo-France anticipe un été plus chaud que la normale, « très lié au réchauffement climatique », a indiqué Michèle Blanchard, de la direction des services climatiques, à l'AFP. Il est plus difficile de prévoir en revanche les précipitations de juin à août, mais Météo-France s'attend à « une tendance plus sèche sur le sud du pays. Pour le nord, nous n'avons pas de scénario privilégié », poursuit-elle.

Fin mai, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait présenté une carte classant 53 départements, principalement dans la moitié est et le centre du pays, en risque de sécheresse entre mai et septembre. Risque « très probable » pour 11 départements (grand massif-central, Haute-Saône et Haut-Rhin), « probable » pour 24 autres et « possible » pour 18.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous