Recherche Terres Inovia et l'Institut de l'élevage lancent « Cap Protéines »

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Terres Inovia et l'Institut de l'élevage ont dévoilé récemment le programme Cap Protéines, qui a pour objectif « d'apporter aux agriculteurs les outils techniques et opérationnels afin d'assurer la souveraineté protéique et la compétitivité de leurs exploitations ». D'une durée de deux ans (janvier 2021-décembre 2022), il bénéficie d'une enveloppe du plan France relance de 20 millions d'euros qui vient renforcer 33,5 millions d’euros de budget de la filière des huiles et protéines végétales.

Logo Cap ProtéinesLe programme Cap Protéines vise à booster l'autonomie protéique de la France. (©Cap Protéines)

« Cap Protéines met en œuvre un important dispositif partenarial d'expérimentations, de productions de références et de communications techniques », expliquent Terres Inovia et l'Institut de l'élevage qui pilotent ce projet. Ils s'engagent à « mobiliser les 100 000 producteurs d'oléo-protéagineux et les plus de 100 000 éleveurs de ruminants français autour de ce projet qui implique plus de 200 partenaires techniques ». Et ainsi, « propulser la stratégie nationale pour assurer la souveraineté protéique française ».

« Avec le plan protéines, d’ici 2030, les surfaces en oléo-protéagineux et légumineuses fourragères auront doublé pour atteindre 8 % de la SAU, soit 2 millions d’hectares. »

Cap ProtéinesLe programme Cap Protéines, c'est quoi ? (©Cap Protéines)

Un programme en 5 projets

« Atteindre cette ambition nécessite des évolutions structurelles majeures des modèles de production dans les exploitations agricoles à dominante végétale et animale », précisent les porteurs de projet, comme « réussir une diversification des assolement », « faire évoluer les pratiques de production », etc. 

Le programme Cap Protéines a donc été découpé en cinq projets de recherche spécifiques à cet effet : 

ProjetsCinq projets de recherche et développement du Cap Protéines.  (©Cap Protéines)

Pour les légumineuses à graines (pois, féverole, lupin d'hiver et de printemps, soja, lentille, pois chiche), ils ont notamment prévu de mettre en place « 60 dispositifs observatoires (avec une trentaine de partenaires économiques), le suivi de plus de 600 parcelles, 80 animations terrain et 30 plateformes de démonstrations ». Du côté de l'élevage, « 40 plateformes d’expérimentation et de démonstration, 60 essais agronomiques et zootechniques, 330 fermes pilotes, 10 outils d’aide à la décision et 1 semaine de l’autonomie protéique ».

« Réduire 3 vulnérabilités »

Derrière l'idée de souveraineté protéique, le but est de « garantir une durabilité des productions et des chaînes de transformation », et de réduire « trois vulnérabilités majeures » : 

  • « Réduire la dépendance de la France aux importations de protéines végétales destinées à l'alimentation animale » ;
  • « Renforcer l’autonomie protéique des exploitations d’élevage de ruminants et augmenter leurs capacités de production de fourrages riches en protéines » ;
  • « Couvrir le déficit en protéines végétales de type légumineuses destinées à l’alimentation humaine pour répondre à une augmentation de la demande ».
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