Les cours du blé sont rapidement repartis en territoire positif ce mercredi soir à la bourse de Chicago, sur fond de regains de préoccupations concernant la prochaine moisson américaine. Le manque de précipitations dans le Midwest a en effet contraint l’USDA à réduire de dix points ses notations de blé d’hiver « bon à excellent » dans le Kansas par rapport au mois dernier, à 60 % seulement. Les cartes météo n’annoncent en outre aucun apport notable durant la prochaine quinzaine, et une nouvelle vague de froid critique pourrait venir s’abattre sur le principal État producteur de blé d’hiver du pays dès la mi-janvier.
Les tensions géopolitiques mondiales et des frappes russes incessantes et ciblées sur les infrastructures portuaires ukrainiennes continuent de surcroît de perturber les flux commerciaux dans la région mer Noire. Les prix du maïs et du soja ont également grimpé ce mercredi soir à Chicago, après des achats chinois de fèves américaines jugés encourageants par les opérateurs. L’huile de soja a toutefois subi le rapide retournement baissier des cours du brut. Donald Trump a en effet nourri les craintes d’un excès d’offre en annonçant le transfert de dizaines de millions de barils vénézuéliens vers les États-Unis.
À la clôture de Chicago, le blé SRW à échéance mars 2026 a augmenté de 7,5 c$/bu, à 5,18 $/bu. Le maïs à terme mars 2026 a grimpé de 2,75 c$/bu à 4,47 $/bu. La fève de soja à livraison mars 2026 s'est apprécié de 10,75 c$/bu, à 10,67 $/bu.