L'indice FAO des prix alimentaires, qui suit l'évolution des prix internationaux d'un ensemble de denrées, a ainsi reculé de 0,6 % sur un mois et de 2,3 % sur un an. Les céréales seules ont vu leur indice progresser de 1,7 % en décembre, du fait d'inquiétudes liées aux flux d'exportation de la mer Noire, d'une forte demande de maïs, et de l'augmentation des prix dans tous les segments du marché du riz.
Sur l'ensemble de l'année 2025, l'indice moyen des céréales est cependant en repli par rapport à 2024, pour la troisième année consécutive.
Pour les autres produits alimentaires, l'indice FAO des prix des huiles végétales est tombé en décembre à son niveau le plus bas depuis six mois. Sur l'année 2025 cependant, il s'est établi à 17,1 % de plus qu'en 2024, son niveau le plus élevé depuis trois ans dans un contexte de resserrement de l'offre mondiale.
L'indice des prix de la viande s'est contracté de 1,3 % le mois dernier. Mais il est resté supérieur à sa valeur de décembre 2024, sous l'effet d'une forte demande mondiale et des incertitudes du marché dues aux épidémies de maladies animales et aux tensions géopolitiques, explique l'organisation de l'ONU. Globalement, les prix mondiaux de la viande bovine et ovine ont augmenté, ceux de la viande porcine et de la volaille ont baissé.
Pour ce qui est des produits laitiers, l'indice FAO a perdu 4,4 % en décembre sur un mois, du fait de l'augmentation saisonnière de la disponibilité de la crème en Europe.
L'indice des prix du sucre a connu une hausse de 2,4 % sur un mois, en raison d'une production réduite dans les principales régions productrices du sud du Brésil. Sur l'ensemble de 2025, il a cependant enregistré un niveau moyen inférieur de 17 % à celui de 2024, avec une valeur annuelle la plus faible depuis 2020, du fait d'importantes disponibilités à l'exportation.