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En quête d'une nouvelle tête de rotation, J. Régnault (78) a choisi la féverole

Vous cultivez aussi de la féverole ou vous avez abandonné ? N'hésitez pas à laisser votre avis dans les commentaires en dessous de l'article. (©Terre-net Média)
Vous cultivez aussi de la féverole ou vous avez abandonné ? N'hésitez pas à laisser votre avis dans les commentaires en dessous de l'article. (©Terre-net Média)

Installé à Plaisir dans les Yvelines, Jérôme Régnault dispose d'un parcellaire très hétérogène, réparti sur 7 communes différentes. Pour cette campagne, il a implanté ses 20 ha de féverole de printemps « en sol argilo-limoneux » au 20 janvier. « En étant située à proximité de la ville, la parcelle n'a pas subi de dégâts lors des gelées hivernales car il y a un effet "réchauffement" plus rapide et marqué qu'en zone "traditionnelle" », explique l'agriculteur. 

« Un semis précoce est possible : il faut juste bien veiller à enterrer la graine, comme l'a fait Jérôme Régnault à 5 cm de profondeur, note Véronique Biarnes, chargé d'études chez Terres Inovia. On préconise même jusqu'à 6 cm. »

Pourquoi la féverole de printemps ? 

« Il y a moins de risque avec le froid et donc un gain potentiel de rendement, précise Jérôme Régnault. Comme toute légumineuse, la féverole est capable de fixer l'azote atmosphérique ». Pas besoin donc d'apporter de l'azote pour la culture et c'est un très bon précédent pour le blé. La féverole lui permet d'atteindre en moyenne 95 q/ha sur le blé suivant, contre 90 q/ha avec de l'orge de printemps.

De plus, « l'itinéraire est conciliable avec le reste de l'activité des grandes cultures et il n'y a pas besoin d'outil spécifique ».

Le risque majeur, la bruche 

Il faut toutefois noter l'un des fléaux majeurs pour la culture : la bruche. Ce ravageur est actif dès 20°C. « On est quasiment en impasse technique : il n'y a plus qu'un seul insecticide homologué et la réglementation impose un seul passage dans les parcelles. Cela demande d'être vigilant », précise l'agriculteur. 

Découvrez l'intégralité du témoignage de Jérôme Régnault dans la vidéo ci-dessous (cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo) : 

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