[Lu sur le web] Crise du sucre Après l'annonce de Saint-Louis Sucre, Cristal Union va fermer deux sucreries

Terre-net Média

Le deuxième producteur français de sucre, Cristal Union (marque Daddy), envisage la fermeture de deux sites pour « pérenniser » son activité, qui souffre de la fin des quotas européens et de la hausse de la production mondiale ayant fait chuter les cours. « Le conseil d'administration de Cristal Union a décidé de mettre à l'étude le projet de fermeture des sites de Bourdon (Puy-de-Dôme) et de Toury (Eure-et-Loire), ainsi que le projet d'arrêt partiel de l'activité de conditionnement du site d'Erstein (Bas-Rhin) », a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.

SucrerieCristal Union prévoit de fermer deux sucreries en France et de réduire l'activité d'une troisième. (©Terre-net Média)

« La crise que connaît actuellement la filière betterave-sucre-éthanol est sans précédent », comme le précisait la CGB en février dernier. « Après les fermetures de sites annoncées par Saint-Louis Sucre (Sudzücker), c’est au tour de Cristal Union, un des grands noms du secteur, de fermer des sites », a annoncé ce mercredi 17 avril Emmanuelle Ducros, journaliste de l'Opinion.

« Les salariés de l'entreprise ont été informés de la fermeture prochaine et complète des usines de Bourdon (Puy-de-Dôme) et Toury (Eure-et-Loir), qui emploient respectivement 90 et 150 salariés. Le plan de restructuration comprend aussi la fermeture de 50 % de l’activité de conditionnement d’Erstein, dans le Bas-Rhin, ce qui supprimera environ 70 emplois sur les 200 concernés ». Le site de Toury étant situé non loin d'autres sites de production de Cristal Union, des reclassements pourraient être envisagés. Même constat pour l'usine d'Erstein dont une partie de la charge sera transférée sur le site de Bazancourt (Marne). « Le cas de la plus petite sucrerie auvergnate de Bourdon, très ancienne, est plus problématique, car elle collecte les betteraves d’un bassin de production isolé dans la Limagne », affirme la journaliste.

La crise ne semble épargner aucun des acteurs du secteur. Numéro 1 en France, la coopérative Tereos fait également « face à des difficultés de trésorerie. Pour l'heure, ses sites de production ne semblent pas menacés. Mais la tendance globale à la réduction des surfaces betteravières en Europe va occasionner de grands mouvements dans les mois à venir ».


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