Moisson et solidarité Des sacs de blé pour aider agriculteurs et enfants des pays en développement

Terre-net Média

En cette période de récolte, les parcelles dédiées à l'opération "sacs de blé" sont en train d'être moissonnées ou le seront bientôt. L'argent récolté est destiné aux agriculteurs des pays en développement mais visent également à améliorer la scolarisation des enfants. Comme quoi la moisson favorise toujours la solidarité en 2019 comme il y a plusieurs décennies, où famille, amis et voisins venaient volontiers prêter main forte.

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Avant l'arrivée des moissonneuses automotrices, la moisson en mobilisait des bras et la famille, les amis, les voisins, agriculteurs ou non, apportaient volontiers leur aide. Une solidarité, qui a un peu disparue aujourd'hui, mais qui peut prendre de nouvelles formes comme l'opération "sacs de blé" initiée il y a presque 10 ans par des collectionneurs de matériel agricole vendéens.

Chaque année, quelques hectares y sont consacrés dans trois départements français (Vendée, Maine-et-Loire, Eure). Des semenciers et des firmes phytos fournissent les semences et les intrants, et les adhérents du réseau Jeunes Agriculteurs effectuent les semis, les interventions et la récolte, comme l'explique dans cette vidéo publiée sur Youtube Daniel Rabiller, président de l'association Sacs de blé, dont JA est partenaire. Ici, en Vendée, 16,5 ha ont été dédiés à cette action en 2019. Les fonds collectés sont envoyés à  Saint-Gabriel Solidarité et à l'association Afdi (Agriculteurs français et développement international). Ils sont destinés à aider les agriculteurs et le développement agricole dans les pays en développement, mais également à améliorer l'éducation des enfants. En 2018, un peu plus de 17 000 € ont été recueillis.

Sensibiliser aussi à la disparition des terres agricoles

Un moyen aussi « d'occuper les terrains des collectivités territoriales, parfois en friche, qu'elles n'utilisent pas ou qu'elles ont achetés aux exploitants et qui ne sont pas encore vendus », ajoute Daniel Rabiller. Voire où les projets de construction n'ont pas encore vu le jour même des années après. Cette initiative permet, par ailleurs, de sensibiliser les élus à la disparition des terres agricoles, qui rend encore plus difficile l'accès au foncier pour les jeunes agriculteurs. Elle initie le dialogue pour une meilleure concertation entre exploitants agricoles et politiques sur ce sujet préoccupant, qui concerne tous les citoyens.

Il faut en effet leur faire prendre conscience que la terre ne sert pas seulement à construire des logements, ni des zones industrielles et commerciales. En Vendée, et ce n'est malheureusement pas le seul département, 1 500 ha perdent leur vocation agricole chaque année, soit l'équivalent de 2 064 terrains de foot ! « La terre sert à se nourrir, habiter, exercer des activités économiques, maintenir la biodiversité, les ressources en eau, il faut trouver un juste équilibre entre toutes ces utilisations », conclut la vidéo.


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