Commerce extérieur L'excédent agro-alimentaire français à son plus bas niveau depuis 1994

AFP

L'excédent des échanges agroalimentaires français est tombé à son plus bas niveau depuis 1994 en février, à 321 millions d'euros, soit un recul de moitié par rapport à février 2016, selon le service statistique du ministère de l'agriculture Agreste.

Après la récolte 2016 faible en quantité, les exportations de blé ont fortement chuté pour cette campagne 2016-2017.Après la récolte 2016 faible en quantité, les exportations de blé ont fortement chuté pour cette campagne 2016-2017. (©Terre-net Média) 

Les exportations ont régressé de 232 millions d'euros sur un an à 4,68 milliards d'euros, tandis que la hausse des importations s'est poursuivie (+ 86 millions d'euros sur un an), à 4,36 milliards d'euros.

Le déficit des échanges de produits agricoles bruts est apparu en août 2016, année de récoltes historiquement mauvaises en France, où la collecte de céréales est tombée au plus bas depuis la deuxième guerre mondiale après des intempéries exceptionnelles au printemps. Le déficit sur les produits agricoles bruts s'est accentué en février, à - 90 millions d'euros, alors qu'en février 2016, la France enregistrait un excédent de 262 millions d'euros sur ce poste. Ce recul résulte en premier lieu de la chute des exportations céréalières (- 276 millions d'euros sur un an).

En revanche, dans le domaine des produits agroalimentaires transformés, la France a amélioré en février l'excédent de ses échanges, exclusivement avec les pays hors-UE, à + 35 millions d'euros sur un an, en raison essentiellement de la bonne tenue des exportations de boissons alcoolisées et de sucre. En particulier, les exportations d'alcools ont progressé de 10 millions d'euros sur un an vers les Etats-Unis et de 8 millions d'euros vers la Chine.

Avec l'Union Européenne, le solde des échanges s'est dégradé à nouveau, enregistrant un déficit de 72 millions en février contre un excédent de 113 millions en février 2016. La baisse des exportations vers les pays de l'UE concerne les céréales (- 90 millions d'euros), les produits laitiers (- 15 millions d'euros) et les viandes (- 14 millions d'euros). La hausse des importations concerne au premier rang les légumes (+ 35 millions d'euros) et les produits laitiers (+ 15 millions d'euros).

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