Pommes de terre Le manque de plants pourrait freiner la hausse des surfaces en 2019

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Suite aux faibles rendements en pommes de terre de 2018, la hausse des surfaces pourrait bien être limitée pour la campagne 2019. En effet, la filière manque de plants, principalement pour les variétés de transformation.

Champ de pommes de terre« Sans contrat signé, il peut être très difficile d'obtenir des plants pour un producteur individuel », précise le NEPG.  (©Terre-net Média)

Alors que les pays du NEPG (groupe des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) enregistraient une augmentation de 8,4 % des surfaces de pommes de terre en 2018, cette hausse pourrait bien être limitée en 2019 face au manque de plants, principalement pour les variétés de transformation. « Sans contrat signé, il peut être très difficile d'obtenir des plants pour un producteur individuel », précise le NEPG. Des variétés à double usage, du marché du frais ou même de l'industrie féculière, pourraient alors être utilisées pour la transformation. « Cela a déjà été le cas au cours des derniers mois afin de répondre aux besoins des transformateurs en raison des faibles rendements en 2018 ».

Suite à cet été chaud et sec, « les stocks actuels de pommes de terre de consommation sont largement inférieurs à ceux de l'année passée ou à la moyenne des cinq dernières années. La récolte 2018 dans les "cinq grands" était inférieure de 17,8 % à celle de l'année précédente », constate le NEPG. Il y a eu aussi de « nombreux problèmes de qualité et de conservation liés au phénomène de repousses (vitreuses, flottantes, …) en variétés sensibles ». Et « cela fait déjà 3 années consécutives que les réserves et le niveau des eaux souterraines dans tous les pays du NEPG est inférieur à la moyenne sur 10 ans. S'il ne pleut pas ou ne neige pas de manière importante dans les deux prochains mois, la réserve d'eau nécessaire risque, à nouveau, d’être insuffisante pendant la prochaine campagne », prévient le NEPG.

« Les prix des contrats ont augmenté mais les coûts de production aussi »

« Le niveau élevé actuel des prix devrait se maintenir tout au long de l'hiver et du printemps ». Cependant, « le début des plantations pourrait changer l'ambiance du marché en avril. Si, en raison des conditions météorologiques, les plantations dans le nord-ouest de l'Europe sont tardives, la situation du marché pourrait évoluer car les producteurs devraient approvisionner l'industrie de transformation plus longtemps à partir des stocks inférieurs existants. Un printemps très précoce pourrait, à l’inverse, mettre le niveau élevé des prix sous pression. À l'heure actuelle, des cours à 300 €/t semblent être le prix minimum pratiqué sur le marché libre continental ». Les prix des contrats ont augmenté dans tous les pays : « le plus souvent entre 10 et 30 % (selon l’acheteur, la variété, le débouché, la période de livraison,…) mais les coûts de production ont également augmenté. Non seulement le prix des plants est beaucoup plus élevé, mais les coûts de l'énergie, des engrais et des produits phytosanitaires sont également plus élevés que l’an dernier ».

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