Fin des quotas betteraviers en 2017 Eric Lainé : « Grâce à la génétique, nous pourrions gagner 4 t/ha par an »

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A l'approche de la fin des quotas betteraviers, prévue en 2017, la Cgb estime que la filière doit se concentrer sur les débouchés export. Pour son président Eric Lainé, les recherches en sélection génétique permettront, à terme, d'améliorer la productivité des exploitations, de l'ordre de 4 t/ha par an.

Producteur dans la Marne sur 160 ha de grandes cultures, dont une quarantaine de betteraves, Eric Lainé est président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (Cgb).Producteur dans la Marne sur 160 ha de grandes cultures, dont une quarantaine de betteraves, Eric Lainé est président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (Cgb). (©Cgb)

« A la Cgb, cela fait plusieurs mois que nous travaillons à l’après quotas. L’un des enjeux majeurs : préserver la structuration de notre organisation professionnelle. La Cgb sera habilitée à négocier collectivement les conditions des futurs contrats. L’année 2015 doit servir à préparer le renouvellement du cadre professionnel et à définir la formule de fixation des prix dans les contrats individuels. Le prix reste la grande inconnue. Les prix minimum sous quotas vont disparaître. A la Cgb, nous devrons nous assurer que les planteurs seront bien rémunérés en fonction de l’évolution du prix du sucre. Pour cela, il faudra maintenir l’observatoire européen des prix et tenir des bilans réguliers sur la production et la consommation.

« Face à la volatilité, la piste des marchés à terme »

En Europe, les volumes produits vont progresser alors que les débouchés intérieurs s’amenuiseront du fait du développement de l’isoglucose et de l’accroissement des importations en provenance des pays tiers. Les industriels devront trouver de nouvelles opportunités à l’export. Une chose est sûre : dans un marché libéralisé, la volatilité des prix sera plus importante. Nous devrons créer des outils pour limiter l’impact de cette volatilité sur les exploitations. Le recours aux marchés à terme est une piste. Je suis optimiste concernant l’avenir. Nous ne sommes pas encore aussi compétitifs que les Brésiliens, mais leurs coûts de production augmentent, notamment sur les postes main-d’œuvre et logistique.

De notre côté, nous améliorons chaque année les rendements de 1 à 1,5 t/ha. Le programme de sélection génétique Aker doit nous permettre d’accélérer ces gains de productivité. Nous pourrions gagner, d’ici quelque temps, jusqu’à 4 t/ha par an. »


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