[Témoignage] Aides à la conversion bio Laurent Lepape : « J’attends toujours 60 000 € d’aides en retard de versement »

Terre-net Média

Éleveur en production biologique à Beuzec-Cap-Sizun, dans le Finistère, Laurent Lepape n’en peut plus d’attendre le versement du solde des aides à la conversion en production biologique, qu’il attend, pour certaines, depuis son début de conversion en 2016. Pour ses trois premières années de conversion - 2016, 2017 et 2018 – les aides manquantes mettent à mal la trésorerie de son exploitation.

[Vidéo] Éleveur laitier dans le Finistère, Laurent Lepape attend toujours un total de près de 60 000 € d’aides au titre de la conversion bio sur trois ans

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En septembre 2018, Laurent Lepape, installé à Beuzec-Cap-Sizun, témoignait de son parcours à la conversion en production biologique de son élevage laitier. Un choix qu’il regrettait simplement de ne pas avoir fait plus tôt, tant sur le plan technique qu’économique ou social. Un an après, lors de l’édition 2019 du Space à Rennes, il fustige les retards de paiement des aides à la conversion bio. Des aides qu’il aurait dû recevoir dès 2016, puis en 2017 et 2018 et qu’il n’a toujours pas reçues à la mi-septembre 2019.

Ayant engagé son exploitation vers un système herbager, la région Bretagne lui a permis de passer du dispositif de MAE (mesure agro-environnementale) à une conversion bio, lui offrant un niveau d’aides plus important. Mais l’éleveur, comme 16 autres producteurs bretons, les attend toujours. « Aujourd’hui, j’ai touché seulement 20 000 € sur 80 000 € d’aides pour les trois années 2016, 2017 et 2018. Je suis en colère car ces aides devaient nous aider à passer plus sereinement la conversion. »

« Tous les trois mois depuis janvier 2018, les services de la Région nous disent que ça va arriver. En août dernier, on nous a répondu que le problème informatique qui était à l’origine de ces retards était résolu, mais les fonds n’étaient toujours pas mobilisables. On attend toujours ! »

« Ces retards ont engendré des frais financiers importants, mais aussi des désagréments au quotidien : appeler son entrepreneur pour une intervention à venir alors qu’on a déjà une ardoise de 5 000 €, ce n’est pas une situation agréable ».

À force de relances et de « coups de gueule », Laurent Lepape s’est vu indiquer un déblocage des fonds « à partir de jeudi 19 septembre ». L’éleveur croise encore les doigts.


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