Passation de pouvoir au ministère Le nouveau ministre de l'agriculture veut « protéger » les paysans

AFP

Le nouveau ministre de l'agriculture et de l'alimentation, Jacques Mézard, a promis mercredi de « protéger » les paysans et de « les aider à se moderniser » lors d'une passation de pouvoir express avec son prédécesseur Stéphane Le Foll.

« Je vais essayer d'être à la hauteur de l'héritage de Stéphane Le Foll », un « grand ministre » a dit Jacques Mézard, « pour amener l'agriculture au niveau ».

Jacques Mézard, 69 ans, sénateur PRG du Cantal (Auvergne-Rhône-Alpes) arrivé seul avec son attaché parlementaire au ministère, a indiqué que sa première priorité allait être de constituer son équipe « d'ici la fin de la semaine ». Lors d'une émouvante cérémonie dans la cour d'honneur du ministère, son prédécesseur Stéphane Le Foll est parti à pied sous les applaudissements, encadré par une haie d'honneur.

« Durant le quinquennat, les agriculteurs ont souffert », a admis celui qui a battu le record de longévité de la Ve République dans cette fonction, en affrontant moult crises économiques, météorologiques ou sanitaires avec les épidémies de grippe aviaire. « J'ai fait le choix toutes ces années d'avoir une ligne de conduite agro-écologique à un moment de mutation pour l'agriculture », a rappelé Stéphane Le Foll, qui entre immédiatement en campagne électorale pour les législatives dans son fief de la Sarthe.

« Nous ne règlerons pas tous les problèmes d'un coup de baguette magique », a répondu son successeur, qui fut l'un des premiers ralliés à Emmanuel Macron, et architecte, avec d'autres, de son programme agricole. Jacques Mézard, costume bleu sombre et cravate assortie, a prévenu la presse qu'il n'était « pas un homme de média », et qu'il ne serait pas non plus « porte-parole du gouvernement », contrairement à son prédécesseur.

Une allusion à l'une des critiques brandies par le syndicat agricole FNSEA, qui a longtemps reproché à Stéphane Le Foll de ne pas être un ministre à plein temps. Jacques Mézard a aussi assuré qu'il était « homme de caractère », mais aussi « de concertation ». « Nos paysans, comme a dit le président de la République, sont un élément essentiel de la vie de la Nation, nous avons le devoir de les protéger, de les aider à se moderniser, il est indispensable de réussir, nous le ferons ensemble » a-t-il dit.

En vue des prochains Etats généraux de l'alimentation annoncés par Emmanuel Macron, il a indiqué qu'il souhaitait aller « le plus vite possible ». La première priorité de ces Etats généraux sera « le prix payé » aux agriculteurs, a-t-il dit. « Il faut arriver à une meilleure coordination entre producteurs, transformateurs et distributeurs. »


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