Accord commercial avec le Mercosur Les pays de l'UE divisés sur l'agriculture

AFP

Les pays de l'UE sont divisés sur la présentation de l'offre de l'Union dans le domaine agricole au Mercosur, dans le cadre de leurs négociations pour un accord commercial, ont indiqué vendredi des sources concordantes à Bruxelles.

L'UE et le Mercosur (marché commun sud-américain qui rassemble le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay), qui tentent de négocier depuis de longues années un accord commercial, doivent entamer un nouveau round, à Brasilia, entre le 2 et le 6 octobre.

Onze pays - France, Autriche, Belgique, Hongrie, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie - souhaitent que l'Union repousse la présentation de cette offre dans le domaine agricole, selon une source européenne. Ils s'estiment en effet vulnérables aux importations de produits agricoles dits sensibles - bœuf, éthanol, sucre et volaille - et jugent une proposition de l'UE en matière de quotas d'importation inopportune. « Ils pensent que ce n'est pas le moment, ils veulent attendre la toute fin des négociations », a dit cette source à l'AFP.

En revanche, huit autres pays - l'Allemagne, la République Tchèque, le Danemark, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, la Suède et la Grande-Bretagne - se sont dits en faveur de la présentation de cette offre, « pour redonner un souffle aux négociations ».

Jeudi, lors d'une réunion à Bruxelles, la Commission européenne a proposé aux 28 Etats membres de l'UE, d'accepter dans l'UE un contingent de 70.000 tonnes de viande bovine et de 600.000 tonnes d'éthanol par an, en provenance du Mercosur, dans le but d'aboutir à un accord commercial avec ce bloc d'Amérique du Sud, ont indiqué trois sources à l'AFP.

Interrogé par l'AFP, l'exécutif européen a refusé de confirmer ces chiffres. « La Commission européenne discute actuellement des offres tarifaires avec les Etats Membres », a déclaré l'un de ses porte-parole. « Elle est déterminée à trouver un juste équilibre entre l'importance de ces produits pour nos partenaires du Mercosur et le besoin de protéger les intérêts des agriculteurs européens et des communautés rurales, tout en prenant en compte l'impact cumulatif de tous les accords commerciaux », a-t-il ajouté.

Lors de son discours au parlement européen à Strasbourg, le 13 septembre dernier sur l'état de l'Union européenne, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker avait déclaré espérer aboutir « avant la fin de l'année » à un « accord politique » avec le Mexique et les pays du Mercosur à l'image de celui obtenu cette année avec le Japon.


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