Négociations commerciales Nombreux signaux « au rouge vif » à quelques jours de la fin (FNSEA)

AFP

[Article mis à jour le 26/02/21 à 10h] De nombreux signaux sont « au rouge vif », à quelques jours de l'issue des négociations commerciales annuelles entre la distribution et les acteurs de l'agroalimentaire, a estimé jeudi la FNSEA.

« Force est de constater que la prise de conscience ne semble pas au rendez-vous ! À quelques jours de la fin des négociations, les indicateurs sont au rouge vif dans de nombreuses filières! », a déclaré le syndicat agricole majoritaire dans un communiqué. Ce constat sombre survient en dépit des manifestations organisées par les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs dans de nombreuses régions du territoire, « depuis des semaines pour faire entendre leur exaspération face au comportement des acteurs économiques, et tout particulièrement de la grande distribution, dans les négociations commerciales annuelles ».

« Les exigences des négociateurs pour imposer des baisses de prix dans un contexte d'inflation des coûts de production sont insupportables », a ajouté la FNSEA, qui fait ici allusion à la flambée des coûts des matières premières, notamment en ce qui concerne l'aliment du bétail pour les éleveurs. Si elle a salué « les travaux de réouverture d'un chantier législatif pour donner suite à la loi Alimentation, évoqués par le Président Emmanuel Macron lors de son déplacement mardi en Côte d'Or, elle a ajouté que « les agriculteurs ne peuvent en aucun cas attendre cette échéance », notamment afin de préserver leur « rémunération immédiate ».

Les négociations commerciales annuelles, qui déterminent les prix des produits vendus en supermarché (hors marques de distributeur) et la rémunération de tous les maillons de la chaîne alimentaire, doivent s'achever d'ici au lundi 1er mars. « On doit se battre pour le juste retour de la valeur chez les producteurs », a déclaré Emmanuel Macron lors de sa visite en Côte d'Or, organisée pour compenser l'annulation pour cause de pandémie du Salon de l'agriculture, traditionnel rendez-vous du chef de l'État et de la classe politique dans son ensemble avec le monde agricole. Accompagné du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, Emmanuel Macron a prévenu qu'il continuerait à intensifier les contrôles par les services de la répression des fraudes.

« Qui est la variable d'ajustement ? Nous encore », a estimé pour sa part Bernard Lannes, président du syndicat de la Coordination rurale, qui a également déploré jeudi des négociations au détriment des agriculteurs, à la veille d'être reçu à l'Élysée, comme l'ensemble des organisations agricoles cette semaine. « On va voir ce que dit Macron mais il faut qu'on trouve des solutions, parce que quand il dit qu'il va falloir légiférer, légiférer c'est pour l'année d'après, on va parler de 2023, mais nous, on n'a pas le temps d'attendre 2023 », a conclu M. Lannes, lors d'un point presse organisé jeudi.


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