Ce régime, qui n’est pas spécifique au sucre, permet d’importer des productions sans droits de douane, si elles sont destinées à être réexportées après transformation dans l’UE. S’il servait auparavant à optimiser les flux sucriers, les importateurs y ont massivement recours depuis la fin des quotas. Ainsi, en 2024/2025, plus de la moitié du sucre importé au sein de l’UE aurait été sous RPA : les chiffres de la Commission européenne font état de 587 000 tonnes, soit une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente. Le Brésil était la source de 95 % de ces importations.
Cette situation entraîne « une perte de valeur pour l’ensemble de la filière sucrière européenne », souligne la CGB, qui a dénoncé à plusieurs reprises sur les effets déstabilisateurs de ce mécanisme sur le marché. Alerté de cette situation, Christophe Hansen, commissaire européen à l’agriculture, a annoncé le 26 janvier qu’il proposerait prochainement une suspension temporaire du régime de perfectionnement actif pour le sucre, afin d’alléger la pression sur les producteurs.
As first step, I will propose a temporary suspension of the sugar inward processing regime to ease pressures on sugar producers.
— Christophe Hansen (@CHansenEU) January 26, 2026
Une « décision courageuse », salue la CGB ce 27 janvier, qui attend avec impatience « les modalités pratiques de l’exécution de cette suspension ».
[#CPCGB] Bonne nouvelle de Bruxelles !
— CGB (@CGB_FR) January 27, 2026
Suspension du régime de perfectionnement actif sur le sucre : la CGB salue l’annonce du Commissaire @CHansenEU
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