Raisonnement de la fertilisation azotée
« La méthode française du bilan prévisionnel : une des plus complètes d'Europe »

Après la fertilisation azotée, le Comifer précise « qu'une analyse similaire sera prochainement conduite sur les méthodes de raisonnement de la fertilisation phosphatée et potassique ». (©Terre-net Média)
Après la fertilisation azotée, le Comifer précise « qu'une analyse similaire sera prochainement conduite sur les méthodes de raisonnement de la fertilisation phosphatée et potassique ». (©Terre-net Média)

Pour la France, comme ses voisins les plus proches (Allemagne, Belgique wallonne, Espagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse), « le calcul des doses totales prévisionnelles d'azote s'effectue sur la base d'un bilan "entrées - sorties" à l'échelle de la parcelle », indique le Comité français d'étude et de développement de la fertilisation raisonnée (Comifer) dans un communiqué. 

Selon son étude, « la méthode française du bilan prévisionnel est l'une des plus complètes d'Europe, ce qui en fait la plus adaptable aux différentes conditions pédoclimatiques ». « Tous les pays enquêtés possèdent une méthode nationale qui est ensuite déclinée régionalement. »

La valorisation de l'azote dépend de plusieurs facteurs

Bien que n'étant pas directement liées à la méthode du bilan, « les bonnes pratiques reposant sur un bon fractionnement effectué dans des conditions optimales de valorisation des apports » ont également un rôle important à jouer, précise le Comifer. En effet, « une même dose prévisionnelle d’azote X apportée, définie par la méthode du bilan, sera valorisée différemment en fonction de la forme d’azote utilisée, du fractionnement et des dates d’apport. Ces facteurs auront inévitablement des effets sur la valorisation de l’azote apporté ».

« Le respect des bonnes conditions d'usage des matières fertilisantes employées permet aussi de limiter les pertes (volatilisation, lixiviation…) dans leur ensemble et leurs impacts négatifs sur l’environnement, et également d’assurer la réalisation du plein potentiel de la culture dans l’année (rendement et qualité optimaux). »

« Contrairement à la plupart des outils de pilotage qui se basent sur le résultat du bilan prévisionnel pour ajuster la dernière dose aux besoins de la culture, la méthode du pilotage intégral est une des rares qui ne nécessite pas le calcul du bilan. Les résultats sont encourageants. En revanche, elle compense le manque d’informations fournies par le bilan par des mesures réalisées tout au long du cycle et le temps de réalisation de ces mesures peut constituer un facteur limitant », estime le Comifer.

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