Euronext Le blé et le maïs reculent, dans le sillage de Chicago

AFP

Les prix des céréales étaient en recul, lundi à la mi-journée, dans le sillage de Chicago, où après avoir terminé la semaine dernière en hausse, les cours étaient en recul, lundi, en préséance.

« Le marché est incertain. On pensait avoir fait le plus dur, vendredi, en stoppant la baisse », a commenté Damien Vercambre, du cabinet nordiste Inter-Courtage. Le marché avait atteint des « prix attractifs pour pas mal d'acheteurs », a-t-il poursuivi, citant notamment la Chine et la Corée du Sud. Mais il semble, notamment pour le maïs, que les problèmes de sécheresse au Brésil n'inquiètent plus le marché et donc ne soutiennent plus les cours.

Parmi les facteurs qui pèsent sur les prix, des rendements meilleurs que prévu pour le maïs argentin et la météo aux États-Unis qui s'améliore, sans être pour autant optimale, selon M. Vercambre.

« La volatilité reste de mise sur les marchés tant pour des raisons techniques liées à l'approche de la clôture » du contrat de juillet à Chicago, que pour des considérations climatiques sur la « Corn Belt » aux États-Unis, a commenté pour sa part le cabinet Agritel dans une note publiée lundi.

« En Europe et plus particulièrement en France, les récoltes à venir s'annoncent globalement prometteuses avec des pluies bénéfiques, quand les orages n'ont pas été trop violents », a souligné Agritel.

Par ailleurs, un événement qui reste à préciser mais qui, s'il se confirme, serait une première : un bateau russe de 28 000 tonnes de blé russe est attendu pour juin en Algérie, selon Inter-Courtage, mettant ainsi un peu plus à mal ce débouché historique de la France, déjà concurrencée traditionnellement par les États-Unis, l'Argentine, l'Allemagne et les pays baltes, au gré de la conjoncture. « On ne sait pas trop qui l'a acheté, si c'est un importateur privé ou l'État », a commenté M. Vercambre, selon qui l'identité du chargeur était également inconnue à ce stade. 

Cette information survient près de deux semaines après le rejet par les autorités algériennes d'un bateau français de quelque 27 000 tonnes de blé, après la découverte de cadavres d'animaux dans la cargaison, la rendant impropre à la consommation humaine. Le ministère algérien de l'agriculture et du développement rural comptait engager des procédures judiciaires contre le fournisseur, selon l'agence officielle APS.

Le Synacomex, l'association des exportateurs français, avait annoncé en septembre 2020 la modification par l'Algérie de son cahier des charges pour l'achat de blé en vue d'accepter les offres (du bassin de production) de la Mer Noire, jusqu'alors incompatibles avec les exigences du pays, qui interdisait notamment le blé punaisé (dégâts d'insectes).

Peu avant 13h00 (11h00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de deux euros sur l'échéance de septembre à 206,25 euros, et de deux euros également sur l'échéance de décembre à 207,25 euros, pour environ 8 200 lots échangés.

La tonne de maïs, elle, reculait de deux euros sur l'échéance d'août à 241 euros, et de 2,25 euros sur l'échéance de novembre à 202 euros, pour environ 260 lots échangés.

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